BORNES ÉLECTRIQUES

« The Colony » est la nouvelle coproduction Ontario-Québec signée Jeff Renfroe. Elle se déroule dans un monde post-apocalyptique ravagé par le froid et la neige. Est-ce que ce nouveau film a toutes les cartes en main pour se démarquer de la concurrence, et spécialement des grosses productions américaines? Réponse ici même.

Le monde n'est plus ce qu'il était
 
L'action se déroule en 2045. La Terre n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle est recouverte de neige et la température est peu clémente. Les sols étant gelés en permanence, rien ne peut plus pousser. Pour faire face à cette nouvelle ère glaciaire, les humains (dont la plupart sont morts de faim ou de froid) se sont réfugiés dans des colonies sous terre, à l'abri des intempéries.
 
The Colony nous permet de suivre l'histoire de Sam (Kevin Zegers), un des survivants qui habite dans la Colonie 7. Celle-ci est isolée et n'a aucun contact avec les autres colonies, mis à part la Colonie 5. Un matin, elle perd tout contact avec la Colonie 5. Craignant le pire, Briggs (Laurence Fishburne), le chef de la colonie, décide de mener une expédition pour voir ce qui s'est passé. Il est accompagné de Sam et du jeune Graydon (Atticus Mitchell). Là-bas, ils feront une découverte qui va complètement bouleverser leur vie.
 
Une histoire classique
 
The Colony aurait pu être un excellent film. Cependant, plusieurs défauts gênants nuisent grandement à ce long métrage.
 
L'histoire, quoique assez classique, n'est pas mauvaise en soi. Se déroulant dans un monde glacial, le récit est en quelque sorte une critique de notre système actuel. Le film nous met en garde sur ce qui pourrait nous arriver si on continue à polluer autant. À ce niveau, les intentions des artisans de cette œuvre sont louables. Ce n'est pas ça le problème.
 
Je pense que ce qui nuit le plus au long métrage canadien est la présence de clichés. Il est rare qu'on voit un film exempt de tout cliché, mais ici c'est vraiment flagrant. Avant même le début de l'expédition, je devinais déjà dans les grandes lignes ce qui allait arriver aux protagonistes. J'aime ça quand un film me surprend un peu, mais ici, l'élément de surprise est quasi inexistant.
 
Des décors plutôt réussis
 
Heureusement, du côté de la réalisation, The Colony s'en sort plutôt bien. Les décors intérieurs sont très crédibles et collent bien à l'univers. Ils dégagent un sentiment de dureté que l'on voit rarement au cinéma. Mais pourtant, ce lieu à l'apparence froide et lugubre est devenu le cocon de plusieurs humains.
 
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les scènes intérieures n'ont pas été filmées en studio. En effet, The Colony a plutôt été tourné dans l'ancienne base souterraine du NORAD à North Bay en Ontario. Jeff Renfroe et ses camarades ont été la première équipe de cinéma à avoir obtenu une autorisation pour tourner à cet endroit. Ce n'est pas rien!
 
Pour les scènes extérieures, les acteurs évoluent surtout devant un écran vert. La plupart du temps, on ne voit pas la différence avec de vrais environnements. Cependant, quelques séquences auraient pu être un peu plus travaillées visuellement. En effet, j'ai trouvé qu'à certains endroits, les décors manquaient un peu de naturel et semblaient avoir été créés par ordinateur.
 
Verdict
 
The Colony n'est ni un mauvais film ni un bon film. Il comporte plusieurs bons éléments, comme les sublimes décors intérieurs et le pitch de base. Par contre, l'histoire trop prévisible et les décors extérieurs inégaux viennent assombrir le tableau. Si vous aimez les films post-apocalyptiques, peut-être y trouverez-vous quand même votre compte.
 
 
Cote : 3 étoiles sur 5
 

Commentaires