Depuis plusieurs semaines, je vous parle de bandes dessinées avec des scénarios étoffés ou encore comportant beaucoup de scènes d'action. À croire que je n'aime que le drame et le sang! Mais rassurez-vous! J'aime rire. Et pas besoin d'aller voir des humoristes ni de regarder une comédie au cinéma. Le 9e art a tout ce qu'il faut. Prenez l'exemple de la série suisse « Nelson », créée en 2000 par Christophe Bertschy. Le dernier tome, « Définitivement nuisible », vient justement de sortir chez nous. Découvrez ce que j'en ai pensé.

Nelson, c'est qui?

Nelson est un petit diablotin. Il est reconnaissable par sa couleur orange. Il est venu sur Terre avec une seule mission en tête : embêter Julie, une jeune femme célibataire et, par ricochet, les membres de son entourage comme son chien Floyd (un labrador pas trop intelligent) et Hubert, le collègue de travail de Julie.

Nelson est dans le jargon un comic strip. Cela signifie que chaque planche comporte 4 bandeaux de 3 ou 4 cases chacun. Sur chacune de ces bandes, on retrouve bien souvent une histoire différente. Ainsi, comparativement à la bande dessinée classique, il n'est pas nécessaire d'avoir lu les autres tomes ou même les autres pages de l'album pour bien comprendre le récit. On pourrait même dire que l'on peut commencer par la fin. Notons que ce procédé n'est pas nouveau et que d'autres séries le reprennent.

Rires et légèreté 

Vous aurez donc compris que le but premier d'une bande dessinée comme Nelson est de faire rire. Évidemment, pour bien en profiter, je vous conseillerais de mettre votre cerveau à off pendant la lecture de l'oeuvre. Les blagues ne sont majoritairement pas très évoluées. Elles ne sont pas toutes drôles, quoique certaines vous feront éclater de rire. De l'autre côté, on comprendra qu'on ne peut pas créer une histoire évoluée avec seulement trois cases.

Dans cet opus, plusieurs sujets récurrents reviennent, comme les demandes interminables d'augmentation de salaire de Julie, l'amour des soldes des boutiques par Julie et la dualité entre les psys et les voyantes. Il y a même une petite section consacrée à Noël et au jour de l'An. Il y a aussi les mauvais coups de Nelson et sa domination sur le chien de Julie. Mais ça, c'est un classique! Mentionnons cependant que Nelson ne se veut pas une critique de notre société. Le tout est fait, comme je l'ai dit, avec légèreté. 

Pour les enfants et les adultes

À mon sens, ce tome peut être lu sans problème par les enfants, même si certains thèmes (notamment les questions salariales de Julie) parleront plus aux adultes. En fait, on pourrait dire qu'il y en a pour tous les goûts dans Nelson. Et c'est peut-être pour ça que ce ne sont pas toutes les blagues qui font forcément rire.

Il reste que ce nouvel album de Christophe Bertschy m'a semblé un peu plus diversifié que Game Over, tout en étant moins sanglant. Rappelons que dans la série de Midam, Kid Paddle doit chaque fois trouver la sortie, ce qui restreint passablement le nombre de sujets que l'on peut traiter.

Verdict

Au final, Nelson – Définitivement nuisible propose une lecture légère et plutôt divertissante. Même si ce ne sont pas tous les gags qui font rire aux éclats, certains valent assurément le détour. Bref, c'est le genre d'album que l'on lit partout ou presque (dans l'autobus, sur l'heure du dîner, au bureau ou même sur la toilette) pour oublier les petits tracas du train-train quotidien l'espace de quelques minutes.

 

Cote : 3 étoiles sur 5

 

 

Source(s) image(s):
Dupuis

Commentaires