BORNES ÉLECTRIQUES

Dans ce dernier tome de « Kill la Kill », Ryô Akizuki se déchaine! L’auteur nous réserve une foule de surprises dans ce manga qui passe à la vitesse supérieure! Si vous trouviez que les deux premiers opus avaient un rythme endiablé, vous n’avez encore rien vu! Attachez-vous solidement dans votre fauteuil, car vous pourriez bien vous envoler!

La quête de Ryūko Matoi, cette jeune étudiante qui tente de découvrir l’identité de l’assassin de son père en enquêtant auprès des membres de l’Académie Honnoji, tire à sa fin. Elle a l’impression qu’elle va bientôt savoir qui a enlevé la vie de son cher papa.

Mais avant de découvrir qui tire les ficelles, elle va devoir affronter le conseil des Quatre, quatre membres de son académie qui la narguent depuis le premier tome, dans un ultime combat. 

Comme dans les deux premiers volumes, le manga n'est grosso modo qu’une succession de combats. Mis à part un long flashback mettant en scène le père de l’héroïne, on retrouve bien peu de scènes où l’on peut souffler. Si vous voulez voir de longs dialogues intelligents, il faudra aller voir ailleurs! 

En revanche, ça ne veut pas dire que les dialogues sont inintéressants. Plusieurs répliques m’ont bien fait rire! Les personnages ne se prennent souvent pas au sérieux et c’est ça qui est justement très drôle!

Le mangaka aime, une fois de plus, titiller l’imagination de ses lecteurs (surtout des jeunes hommes, étant donné qu’il s’agit d’un seinen). Sans jamais montrer les parties intimes de son héroïne, il succède les poses provocantes et les habillements sexy. Dans ce domaine, il va même encore plus loin que dans les deux autres albums. Si vous lisez Kill la Kill pour les courbes sensuelles de son héroïne, vous en aurez pour votre argent.

Avec une héroïne si séduisante, Ryô Akizuki n’a pas cru bon de peaufiner ses décors qui sont souvent flous ou carrément inexistants. Il a préféré donner tout ce qu’il avait sur ses personnages qui sont, comme toujours, une vraie réussite du point de vue graphique. 

Mais bon. Peut-on vraiment lui en vouloir d’avoir privilégié les personnages au profit des environnements? Entre vous et moi, l’action est tellement rapide, que la seule chose que vous aurez le temps de regarder, ce sont les protagonistes! 

Sinon, comment se déroule la finale? Est-on satisfait? Je dirais oui, en grande partie. On découvre finalement l’assassin du père de Ryūko et j’avoue qu’on ignore qui sait jusqu’au dernier moment. J’aurais toutefois aimé en connaitre un peu plus sur les motivations du meurtrier…

Verdict 

Encore une fois, Kill la Kill offre un savant mélange entre combats époustouflant, humour mordant et femmes en petites tenues. Bref, voilà un manga qui se dévore en seulement quelques minutes tellement il est intense.

 

Kill la Kill 03

Ryô Akizuki

212 pages

Kana

 

Cote : 3,75 étoiles sur 5.

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Prologue

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