« Walking Dead » n’est pas devenue une série culte pour rien. Chacun des comics possède un scénario solide rempli de rebondissements. Par contre, j’avoue que les derniers livres m’avaient laissé un peu sur ma faim. Ils n’étaient pas mauvais, mais je trouvais qu’il manquait parfois un peu de magie, celle que l’on retrouvait dans les tout premiers opus. Je ne sais pas si Robert Kirkman était plus inspiré qu’à l’accoutumée, mais en lisant « L’appel aux armes », le 26e tome de la saga, j’éprouvais les mêmes sentiments – un drôle de mélange entre l’excitation et la peur – que lorsque j'avais feuilleté les premières planches de cette saga.

L’appel aux armes fête un peu le grand retour de Negan. Dans les derniers albums, le méchant le plus charismatique de Walking Dead avait été relégué presque au simple rang de figurant. Dans cet opus, l’ancien ennemi juré de Rick reprend du galon. Il va même jusqu’à éclipser son rival.

Sans trop vous en dire sur le scénario, disons que l’homme a plus d’un tour dans son sac. Autant on l’a détesté quand il a tué des personnages que nous adorions dans les précédents épisodes, autant nous tombons sous son charme ici. Il nous montre une autre facette de sa personnalité. Comme si les nombreuses années passées en prison l’avaient rendu plus mature… du moins… en apparence!

Rick, le héros, continue aussi à changer. Toutefois, contrairement à Negan, il ne change pas pour le bien! C’est comme si tout ce temps passé à diriger la communauté de survivants lui avait fait perdre son humanité. Il prend de plus en plus des décisions qui ont l’air d’avoir été prises par un dictateur.

Comme le laisse présager le titre, L’appel aux armes met également en scène les préparatifs d’une guerre. Et celle-ci s’annonce sanglante. Après ce qui s'est passé dans le 24e tome, il était normal que le groupe de Rick veuille se venger des Chuchoteurs, ces hommes et femmes habillés de peaux humaines pour mieux se fondre dans les hordes de morts-vivants.

Cet album nous donne à ce propos un accès privilégié au fonctionnement de ces nouveaux antagonistes. On en apprend un peu plus sur leur mode de vie et leurs drôles de coutumes.

À l’instar du scénariste, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano m’ont semblé plus inspirés que la normale. Leur dessin est déjà très bon, mais, ici, il m’a semblé encore plus joli. Ils ont donné le meilleur de leurs crayons et de leurs pinceaux en particulier dans les séquences mettant en vedette les Chuchoteurs. Ces personnages nous donnent littéralement la chair de poule avec leur regard perçant.

Encore une fois, le duo prouve que Walking Dead n’a rien à envier aux comics publiés en couleur. C’est fou ce que ces artistes arrivent à faire avec le noir, le blanc et les teintes de gris. Ils poussent cette technique jusqu’à ses derniers retranchements.

Verdict

Je vous mentirais si je vous révélais avoir été déçu par L’appel aux armes. Au contraire, il s’agit d’un comics qui a tous les ingrédients en main pour plaire aux fans de la première heure de Walking Dead.

 

Walking Dead 26 - L’appel aux armes

Robert Kirkman, Charlie Adlard et Stefano Gaudiano

140 pages

Delcourt

 

Cote : 4,25 étoiles sur 5

Commentaires