De toutes les voitures ayant été associées directement à un film, la plus connue est peut-être la DeLorean DMC-12 qui a été produite à raison de quelque 8500 exemplaires au début des années 80, soit 1981 et 1982, plus précisément.

À LIRE AUSSI : 9 CHOSES QUE MÊME LES PLUS GRANDS FANS NE CONNAISSENT PAS SUR «RETOUR VERS LE FUTUR»

Le film en question, a-t-on besoin de vous le rappeler, est Retour vers le futur (Back to the Future). La DeLorean fait aujourd’hui rêver. Les enfants, qui n’étaient pas nés à la sortie des films, la connaissent. Nombreux sont ceux qui rêvent d’en avoir ou d’en conduire une, un jour.

Sans ce film, la voiture aurait probablement sombré dans l’oubli. Elle n’était pas inintéressante, mais pensez-vous qu’elle aurait généré autant de passion si elle n’avait pas été portée à l’écran d’une façon aussi originale?

Ce genre de traitement, pour une voiture, est salutaire. Ça lui assure généralement une vie éternelle. Lorsqu’un exemplaire est abandonné, une âme charitable lui vient en aide en lui offrant une restauration complète.

Sauf en de rares exceptions. L’une d’elles m’est « tombée dans la face » la semaine dernière. Alors que je me trouvais dans la région de San Diego pour un événement médiatique tenu par Mazda, j’ai aperçu, au fond d’un champ, une DeLorean abandonnée.

En ce qui me concerne, c’est une première. Ce l’était aussi pour les autres journalistes automobiles qui m’accompagnaient. Du jamais vu.

Il m’a été impossible de m’arrêter pour m’approcher de la voiture et prendre d’autres photos que celle que vous voyez, prise en roulant (j’étais passager à ce moment).

On ne peut qu’espérer que quelqu’un vienne à sa rescousse.

Et la DeLorean?

Quant à la voiture en tant que telle, il est intéressant de savoir qu’à l’époque, sa sortie n’avait pas fait les vagues espérées.

D’abord, la conception de la voiture fait elle même défaut. Sur le seul plan de l’ingénierie, elle est inutilement compliquée. Les portes-papillon, par exemple, sont beaucoup trop lourdes pour les vérins à gaz qui les soutiennent. Elles en ont assommé plus d’un.

Mécaniquement, le moteur retenu, un V6 de 2,8 litres, devait produire quelque 200 chevaux, mais il n’en proposait que 130 une fois toutes les normes respectées. Au niveau du comportement, la répartition des masses était tellement mauvaise (65 % à l’arrière) que la voiture sous-virait pour un rien.

D’autres irrégularités? La climatisation avait des ratés, les portes refusaient parfois d’ouvrir cependant que les vitres se décrochaient et tombaient seules.

Bref, sans la série de films…

 

Vous avez aimé cet article? Consultez celui-ci : 

TOP 20: LES VOITURES INOUBLIABLES DU CINÉMA

Source(s) image(s):
.

Commentaires