Quand j’ai tenu dans mes mains pour la première fois le premier tome de « Paper Girls », le temps s’est presque arrêté. Bon, j’exagère peut-être un peu. Toujours est-il que j’attendais vraiment ce roman graphique. Pourquoi? Tout d’abord parce qu’il s’agit de la nouvelle série du génialissime Brian K. Vaughan, le créateur entre autres de « Saga ». Ensuite, parce que ce livre a remporté en 2016 les Eisner Awards de la Meilleure Nouvelle Série et du Meilleur Dessin.

Brian K. Vaughan a toujours aimé la science-fiction. Et ce n’est pas près de changer avec Paper Girls. Bien que l’univers de cette série soit plus « terre à terre », les créatures étranges et les technologies bizarres sont toujours présentes.

L’action se déroule le lendemain de l’Halloween en 1988 dans une petite ville de l’Ohio. Comme tous les matins aux petites heures, Mac, KJ, Tiffany et Erin se préparent à livrer leurs journaux dans le quartier.

Pendant leur tournée, les quatre jeunes livreuses de journaux vont tomber sur des adolescents encore déguisés en monstres. Normal. Plusieurs jeunes ont fêté l’Halloween toute la nuit. Sauf qu’à un certain moment, elles découvriront que certaines de ces créatures ne portent pas de costume…

Elles ne savent pas trop comment, mais elles se retrouvent projetées en moins de deux dans une nouvelle dimension où il n’y a plus d’enfants et d’adultes. Cet univers parallèle est peuplé d’êtres fantastiques qui ne veulent pas forcément leur bien. Elles doivent retourner chez elles!

Brian K. Vaughan est un brillant scénariste. Comme avec Saga, il ne lui faut que quelques pages pour nous donner la piqure. On ne connait pas les personnages ni leur monde, mais pour une raison qu’on ignore, on désire les découvrir. On veut embarquer dans cette nouvelle aventure.

Lorsque l’on termine de lire la dernière case, on ne regrette pas d’avoir suivi les quatre héroïnes dans leur quête. Bien au contraire! On a juste une envie : se procurer le deuxième opus.

Évidemment, il est facile de faire des rapprochements avec Stranger Things. Dans les deux cas, l’action se déroule dans les années 80 et, dans les deux cas, les rôles principaux sont tenus par des enfants.

Contrairement à l’incroyable série télé de Netflix, Paper Girls m’a semblé moins sombre et moins terrifiante. Comme dans Saga, Brian K. Vaughan a développé un peu plus le côté action que le volet horreur. Disons qu’on a moins la chair de poule en lisant cette bande dessinée.

Je n’ai lu que le premier tome, mais, à mon avis, Paper Girls pourrait avoir la même complexité que Saga, bien que le premier tome soit plus « intimiste ». Cette nouvelle série aura juste besoin d’un peu plus de temps.

Brian K. Vaughan est peut-être un prodigieux auteur, mais il sait aussi s’entourer de fabuleux dessinateurs. Pour cette nouvelle série, il a fait appel aux pinceaux de Cliff Chiang (Wonder Woman, Human Target). Même si son dessin est plus carré que celui de Fiona Staples (la dessinatrice de Saga), il n’a rien à envier à ce dernier. Il nous fait vivre un véritable voyage dans le temps avec tous ces objets issus des années 80. Et que dire des nombreuses créatures qui croisent notre chemin? Elles sont à couper le souffle.

Verdict

Je pense que je ne pourrais pas être plus clair : achetez le premier tome de Paper Girls. À mon avis, cette série est promise à un grand avenir!

 

Paper Girls, tome 1

Brian K. Vaughan et Cliff Chiang

Urban Comics

160 pages

 

Cote : 4,5 étoiles sur 5

Source(s) image(s):
Urban Comics

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