Une longue canicule - Critique BD - #adg

On n’a pas eu un été vraiment inoubliable du point de vue de la météo. Il a fait souvent frais, voire carrément froid. Et je ne parle même pas des innombrables jours de pluie! Mais on dirait que les derniers jours nous ont fait oublier les derniers mois. Et pour célébrer cette canicule automnale, j’ai lu « Une longue canicule », la première bande dessinée d’Anne Villeneuve parue chez Mécanique générale.

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À première vue, le scénario d’Une longue canicule est plutôt classique. Il raconte l’histoire de Marie-Hélène, une jeune femme qui décide d’abandonner sa région natale, les Îles-de-la-Madeleine, pour venir s’installer dans l’immense métropole québécoise, Montréal.

Arrivée dans la grande ville, elle vit déjà ses premières déceptions : son appartement n’offre pas une aussi belle vue qu’elle le croyait, en plus d’être terriblement sale, elle ne connait personne et, pire encore, elle fait la connaissance, bien malgré elle, d’un maniaque qui vient tout juste de s’évader de prison. Bref, Montréal n'est pas aussi extraordinaire qu'elle le pensait...

Malgré un scénario assez convenu, Une longue canicule arrive facilement à nous convaincre. Il se dégage du personnage principal et de quelques personnages secondaires (dont le policier qui prend sa déposition) une sorte de douceur qui les rend profondément attachants et vrais. On a envie de connaitre leur histoire, d’en apprendre plus sur leur passé et de lever le voile sur leurs petits secrets. Parce que, oui, chaque personnage que nous croisons ou presque a sa part d'ombre.

Là-dessus, il faut dire qu'Anne Villeneuve ne déçoit pas. Comme une écrivaine policière ou une scénariste de séries télé bien ficelées, elle maitrise parfaitement l'art des mystères, des révélations et des rebondissements. Elle n'en fait pas trop et ne tombe pas non plus dans les clichés.

Pour illustrer cette belle famille de personnages et leurs décors, l’auteure y est allée d’un trait élancé, rappelant un peu l’encre de Chine. En fait, bien que le récit se déroule majoritairement dans le bitume brûlant de Montréal, on sent que la mer n’est jamais très loin. On se surprend même quelquefois à entendre le bruit des vagues et le chant des oiseaux.  

Verdict

Une longue canicule n’est pas juste une bande dessinée de circonstance compte tenu de la canicule que nous vivons actuellement. Chaleur ou pas, cette œuvre vous réchauffera le cœur!


Ce que j’ai aimé

  • Des personnages attachants
  • Un dessin charmant

 

Ce que j’ai moins aimé

  • Une finale un peu brutale

 

Une longue canicule

Anne Villeneuve

Mécanique générale

216 pages

 

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Mécanique générale

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