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Pardon, je m'en excuse!

Lundi, 2 avril 2012



Pardon, je m’en excuse!
Sommes-nous encore assez fair-play dans tous les actes de la vie courante? En bute aux meurtrissures de la vie, aux difficultés économiques, sociales, sommes encore capables de nous extasier face à la beauté de la vie, à la réussite des autres ou de dire du bien des autres? Sommes-nous capables sans nous « faire violence » et de reconnaître sportivement et humblement qu’autrui est plus fort, plus entreprenant que nous? Lorsqu’on a perdu dans les règles de l’art, sportivement, la tête froide n’est-il pas de bon ton qu’on reconnaisse que l'autre l'a mérité? Sans jouer au moraliste, la plupart du temps, lorsque nous n'obtenons ce que nous recherchons, que faisons-nous? Nous diabolisons l'autre. Nous le vilipendons. Cela exacerbe les passions. La chicane pogne et s’enflamme. Les égo se surdimensionnent. Tout le mon a raison. Personne n’a tort! Pourtant, nous devons apprendre à être gentleman et fair-play à l’occasion. Et même dans nos victoires, ayons le triomphe modeste. Dans certains pays, les codes éthiques des jeunes sportifs et des parents les obligent à célébrer modestement les victoires! Belle leçon de respect pour l’autre.
Être faire play dans la vie, désormais c’est changer nos manières d'être, de dire et de faire. Ce changement, nous devons nous l'imposer à nous-mêmes d'abord avant de l'attendre et ou de l’exiger des autres. Cette vision du monde s’inspire de notre nature limitée. Je veux tout, tout de suite et pour moi seul, mais je ne peux pas tout avoir. Les autres aussi ont droit au bonheur et aux opinions contraires aux nôtres. Une trouvaille? Non, une banale évidence. Nous devons de plus en plus le dire et le vivre pour apaiser nos différences. Je peux offenser l’autre, mais suis-je capable de venir lui dire ma sœur, ma blonde, je t'ai offensée, mon frère, mon chum, je t’ai offensé, pardonne-moi. Pouvons-nous, chacune et chacun descendre de son piédestal d’orgueil dire ces mots si simples mais ô combien signifiants et magiques : « t’ai-je fait mal, désolé. Je m’en excuse… » Le dire, c’est véritablement revêtir le tablier de service et de dresser la table pour les autres! Tel n’a souvent été le comportement de beaucoup d'entre nous. Mais pourtant, tel devrait désormais être notre comportement. Le moment est venu de donner un véritable coup de barre à Gauche dans nos comportements. Tout être humain, sauf erreur de ma part a besoin de douceur, de compréhension, d'attention, d’affection et de respect. La violence et l’agressivité sont une négation de douceur, de compréhension et d’attention.

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Article par
De Gaulle Christophe

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