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À lire mon blogue, ça peut paraître contraditoire, mais oui, je fais partie de ces hommes qui disent peu. Ces hommes qui se contentent souvent d’un haussement d’épaule, d’un « ouais » entre les dents, d’un sourire à peine né qu’il s’évapore aussitôt. Peu loquace, peu bavard, je peux paraître froid ou encore, on me qualifie de timide, de réservé... titre que j’ai acheté avec le temps. Cela a même fait mon affaire, comme si j’étais excusé de ne pas nourrir la conversation, de laisser de longs silences s’immiscer entre moi et les autres; des silences très difficiles à vivre pour ceux qui s’aventuraient à vouloir entrer en communication avec moi. Ces longs silences désarmants étaient parfois une arme beaucoup plus forte que des paroles blessantes, car, qui est confortable dans le silence aime s’y laisser bercer longuement jusqu’à partir dans des rêves lointains. Ces silences sont parfois doux ou amers, tout dépendant de comment on les reçoit. Aujourd’hui, ces silences me sont plus souvent doux et confortables. J’ai même l’impression qu’ils sont pleins de quelque chose, de quelque chose d’agréable; je n’arrive pas à trouver les mots. Il y a tellement de choses dans le silence que je pourrais m’y abreuver sans avoir besoin d’autre nourriture. C’est en même temps vaporeux, subtil et immense, grandiose. C’est, tout simplement.
« Les hommes disent peu » est aussi une magnifique chanson d’Alex Nevsky dont j’ai inséré la vidéo dans ce blogue... laissez-vous bercer par sa mélodie.
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Commentaires | | Roland Bouchard | 14 avr 2012 à 12:39 |
Merci Éric pour cette très belle chanson. J'ai composé une p'tite vite que voici, histoire de dire comment je la prends. Pour éviter toute confusion, la deuxième et les trois dernières lignes sont de Nevsky
Je m'arrête sur cette phrase de sa chanson :
Je suis un homme et être me fait jouir
Moi je commente ma vie à ma façon
Je suis unique et me consacre à me découvrir
Depuis que j'ai retrouvé la vue j'ai trouvé ma vraie raison
J'ai cessé de nommer, j'ai cessé de me mentir
Mon silence abrite mes émotions
Quand je vois une fleur je me contente de l'observer et de la sentir
Elle se met à me parler et j'en oublie même son nom
Le male que je suis mystérieux instrument en devenir
J'enseigne
À mes peurs
L'art de mourir
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| | Sylvio Proteau | 11 avr 2012 à 9:41 |
Si je reprends la citation suivante: le silence est d'or et la parole est d'argent. Seulement: beaucoup de gens ont de la difficulté avec le silence. Cela fait peur, mais je trouve le silence puissant et réconfortant s'il est apprivoisé.
Merci Éric, très beau et le Wow pour la chanson d'Alex Nevsky
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