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De quoi avons-nous besoin?

Mercredi, 4 avril 2012


Le bonheur de ce jeune Camerounais, ce sont ses bulles. Photo de Franck Mensah

Dans un monde de plus en plus en proie au capitalisme, à la méfiance et au repli sur soi engendrant l’hyper protection, est-il encore raisonnable de se poser la question : de quoi avons besoin? Non. Car nous recherchons la sécurité financière, sociale et économique. À la liste des besoins sécuritaires, on pourrait aussi ajouter de petites choses ou quêtes...

Lorsque nous aurons tout acquis, tout conquis, dompté le ciel, les étoiles et la mer, tout amassé… nous aurons encore et toujours besoin de ces gestes et mots magiques : le salut amical et franc, la vraie poignée de main, le vrai sourire, la simplicité, l’authenticité, l’humilité… Bref, nous aurons toujours besoin de ces petites choses qui mettent du baume aux cœurs meurtris par le rejet, l’incompréhension, la violence physique, psychologique ou émotionnelle. En somme, nous aurons toujours besoin de petits gestes et mots magiques qui valent et comptent dans la vie, mais dont le sens, hélas, a été galvaudé.

À cause des meurtrissures de la vie et des calculs, nous avons perdu l’envie de rigoler, de sincèrement rigoler, de voir les choses de manière positive. Tout est triste. L’hiver de nos vies n’en finit plus de s’éterniser. Tout est intéressé. C’est le troc moderne : donnant–donnant ou tu vaux combien? Dis-moi qui tu côtoies et je te dirai ce que tu vaux! Pis, on se complique la vie. On ne prend plus les choses comme elles viennent, simplement, sans trop réfléchir. On prend tout au sérieux. Et pourtant, les bonnes choses se découvrent dans la simplicité et l’espièglerie!

À cause de l’aigreur et des déceptions de la vie, dire c'est beau et adresser un compliment, un sourire franc, cela surprend. On détourne le visage. On fuit le regard de l’autre en feignant d’être attiré par je ne sais trop quoi! Tellement nous sommes toutes et tous à la défensive, au point de passer à côté de merveilleuses trouvailles! Des trésors, des perles inestimables! Oui, nous avons des perles enfouies en nous, lesquelles nous devons apprendre à valoriser, à déguster, à savourer avec les autres! Il faut juste les prendre telles qu'elles sont. Belles par essence. Belles par et en elles-mêmes! Pourquoi se refuser ce plaisir de vivre ces moments certes fugaces, mais plein d’émotions! C'est toujours touchant d'être apprécié du commun des mortels. Pourquoi ne pas les dire ces mots magiques soit en paroles, soit avec des fleurs, à défaut de se découvrir des talents de poètes ou de chansonniers!

Réapprenons à nous arrêter, à interroger, à ausculter, à analyser au plus près les choses. Montrons de l’intérêt à l’autre. Parlons-lui, disons sincèrement les choses avec des mots sincères, simples, justes et la candeur d’un enfant! C'est-à-dire quelque chose qui se ressent, qui se vit et qu'on sait expliquer! Ces moments, on les déguste comme l'air rafraichissant de la campagne, comme un corps fatigué accueille avec délivrance, avec joie et profite jusqu'à épuisement. C'est cela le bonheur, la vraie vie. Cela tient à peu de choses parce que les choses les plus simples sont les plus précieuses!

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Commentaires

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Commentaires

   
De Gaulle Christophe
8 avr 2012 à 6:00

Bonjour Bruno, merci pour votre commentaire fort à propos. Je pense que nous devons effectivement réapprendre "à nous regarder avec la simplicité de l'enfance, toujours enfouie en nous". Car l'enfant c'est la candeur qui se perd au contact de la Nature au point on est enclin à toujours soutenir avec Jean Jacques Rousseau que: " l'homme naît bon, c'est la société qui le corrompt ... " Sans auto-flagellation, que faisons-nous pour maintenir la simplicité de l'enfance enfouie en nous? Là est certainement le point de départ des travers dans lesquels nous nous retrouvons...


   
Bruno Laliberté
7 avr 2012 à 20:47

réapprenons à nous regarder avec la simplicité de l'enfance; toujours enfouie en nous



Article par
De Gaulle Christophe

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