Je n'y peux rien, c'est comme ça : je déteste la salsa.

L'été se fait attendre chez vous aussi ? Chez moi, il arrive le 21 juin, comme d'habitude. Or, sera-t-il chaud ou simplement «petite brise de chaleur» ? La température des derniers temps n'augure rien de trop bon. Les radios pensent bien faire en faisant des rythmes latins de temps à autre, sauf que ça m'énerve. Eh oui, je déteste la salsa. Je dois être l'un des rares Québécois à vouloir partir à Kuujuaq ou à la Terre de feu dès que j'entends les premières notes de cette «musique du diable»...

Pourquoi tant de haine face à une musique si «inoffensive» ? Tout a commencé avec un cours de danse, suivi de plusieurs semaines de frustrations...

Au départ, c'est le tango que je voulais apprendre. J'adore le tango. Plus précisément depuis le long métrage Scent of a Woman. Mais ma femme et une amie de ma femme me parlaient constamment de salsa, que cela aussi était sensuel, caliente, que cela ferait une belle activité de couple, que cela lui donnerait certainement des envies de pas jouer aux échecs, etc.

«Salsa»... Ça veut dire «sauce» en espagnol... en même temps, «tango» est un terme provenant de l'esclavage en Argentine !

Adieu tango, bonjour la sauce.

J'avais de bonnes intentions d'apprendre, de m'y mettre. Or, quand le prof d'une danse ensoleillée est froide comme un matin de février à la Baie James, disons que l'envie d'apprendre et de t'améliorer se prend dans un banc de neige.

Même des cours de rattrapage (!!!) n'ont rien donné. Encore moins les pratiques. La prof avait des passe-droit dans un club de salsa au-dessus du Spectrum (aujourd'hui démoli). Beaucoup de place où s'asseoir et un carré de danse d'une petitesse ! Bien sûr, les «experts» prenaient toute la place. Tout ce qu'il me restait à faire, c'était de boire de la Corona !

Après une session, tout le monde dans la classe avait reçu les félicitations de la prof. Même ma femme ! Et qui n'a eu aucun mot d'encouragement ? Eh oui, c'est moi ! Le cancre de la salsa, la honte de la sensualité.

De retour à la maison, ma femme semblait inquiète de mon silence.

-Souhaites-tu continuer ? Me demande-t-elle.

-Es-tu malade !

-Tu commençais à t'améliorer, pourtant.

-Moi, c'est le tango que je veux danser.

Et j'éteignis la radio. On y jouait... de la salsa.

Différences irréconciliables... L'expérience danse se termina de cette façon. Aujourd'hui, je d-d-d-d-d-danse dans ma tête en écoutant du tango ! 

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