The Strokes are back! J'en vois déjà qui doutent... Il faut dire que ceux qui passaient il y a quelques années pour les sauveurs du rock ont tranquillement perdu de leur lustre, j'en conviens. Vous êtes prêts pour la critique? Ne vous attendez pas seulement au son des deux premiers disques et tout ira bien...

The Strokes revient avec un cinquième album studio. Premièrement, on avait hâte. Deuxièmement, ces gars ont quand même accompli quelque chose, qu'on les aime ou non. Ils ont un son bien à eux, une texture musicale qui leur appartient. Dès qu'on entend les premières notes d'une de leurs chansons, on les identifie tout de suite; ce n'est pas tous les groupes qui ont réussi à se créer une identité aussi forte qu'eux, loin de là.

La voix de Casablancas

Ce chanteur a la réputation d'être un control freak. C'est une chose. Il a aussi, par contre, une voix fort intéressante et un sens artistique hyper développé, qui ont mené les Strokes jusqu'au succès. Cette voix, vous l'aurez compris, a toujours été un facteur important dans le son du groupe.

Cette fois, bien qu'il semble vraiment relax et en pleine possession de son organe vocal, Julian Casablancas semble avoir développé une fascination pour le falsetto, ou « voix de fausset » si vous préférez. Il tire bien son épingle du jeu, mais ça pourrait agacer grandement plusieurs fans. On pourrait se demander s'il a été suivre un cours de chant avec Mika! Bon, n'exagérons rien quand même. Cela dit, il a aussi réussi à exploiter un côté plus soft de sa voix, ce qui n'est pas inintéressant.

Un album cool

Pourquoi? L'atmosphère qui règne sur ce disque respire le plaisir, c'est planant (mais pas trop). Ils expérimentent les sonorités, souvent inspirées du new wave (ce qui plaît grandement à la personne qui écrit ces lignes), tout en gardant une orchestration (quelque fois trop lourde) très actuelle. 

Les mélodies sont vraiment fortes, vraiment puissantes, et si la « voix de fausset » ne vous agace pas trop, vous allez découvrir une belle profondeur aux mélodies et aux arrangements. Contrairement aux autres albums du groupe, qui étaient toujours plus ambitieux, remplis d'attitude, cette fois, le mot chill pourrait s'appliquer. Ils semblent décontractés.

Personnellement, j'ai adoré les deux titres suivants : Tap Out et One Way Trigger. J'ai aussi été agréablement surpris par l'émouvante Chances. Ceux qui aiment le son plus rock du groupe seront heureux avec 50/50. Mais non, rien qui s'apparente à Last Nite

Conclusion

Je trouve un peu dommage qu'ils aient choisi la chanson All The Time comme simple, car je trouve qu'elle est loin d'être la meilleure ou la plus éclatée du disque. Ce n'est pas nécessairement la carte de visite souhaitée. Cela dit, Comedown Machine sera sûrement très critiqué, mais ceux qui, comme moi, y ont trouvé leur compte vous le recommanderont haut la main! Ce n'est pas l'album auquel les fans s'attendaient, ça c'est sûr. Par contre, personne ne pourra dire que ce n'est pas un bon disque. Différent, oui, mauvais, non. Si les gars ne retrouvent pas une certaine popularité avec cet album, ils pourront à tout le moins dire qu'ils ont retrouvé le plaisir de jouer et d'expérimenter.

Note: 8,5 sur 10


Commentaires