« Révolution », c'est le nouveau documentaire réalisé, écrit et produit par Rob Stewart. Il tente d'informer et, surtout, de mobiliser les gens sur les changements climatiques. Lisez notre critique de ce nouveau film.

Un tour du monde
 
Pour son documentaire, le réalisateur a visité, sur une période de quatre ans, pas moins d'une quinzaine de pays. Le long métrage commence par s'attarder au sort des requins (déjà invoqué dans son précédent documentaire Les Seigneurs de la mer, sorti en 2007 au Canada) avant de viser plus large.
 
Il nous amène ainsi dans les récifs coralliens de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans les forêts de Madagascar et même où on exploite les sables bitumineux en Alberta. On se rend compte que du point de vue environnemental, ça ne va pas très bien pour notre planète : l'environnement se dégrade, les océans s'acidifient, les énergies fossiles sont toujours aussi présentes et des espèces ne cessent de disparaître. Mais alors, comment faire pour changer le monde?
 
Une révolution est en marche
 
Contrairement à beaucoup de documentaires du genre, celui de Stewart tente de mobiliser la population. Il ne fait pas juste dire « la Terre est foutue et il n'y a plus rien à faire ». Le message véhiculé est plutôt un message d'espoir : « Oui, la planète n'est pas en santé, mais si tout le monde y met du sien, on peut la sauver. »

Révolution porte d'ailleurs bien son nom puisque c'est un peu ce que le Canadien souhaite déclencher dans son film. Pas une révolution anarchiste où l'on va tout casser, mais plutôt une révolution écologiste où les êtres humains vont cesser de vivre en constante compétition et tenter de trouver des solutions ensemble.
 
Le documentaire nous apprend d'ailleurs que la situation est pressante. Tout est interrelié et si on ne fait rien, on fonce littéralement dans un mur. Révolution n'apporte pas de solution miracle. En fait, chaque citoyen est responsable de ses actes et il y revient à chacun d'entre nous de se mobiliser pour sauver la planète. Si le gouvernement refuse d'agir, pourquoi ne pas en élire un autre, lance le documentaire?
 
Une œuvre personnelle
 
Le récit de Rob Stewart est très personnel. On le suit du début à la fin dans ses différentes péripéties. C'est lui le narrateur, c'est lui qui est sur le terrain et qui pose les questions. Cette façon de faire change des documentaires traditionnels où on sent un certain détachement. Ici, c'est la situation inverse qui se produit, si bien que le cinéphile se sent assurément plus impliqué.
 
Dans son voyage autour du monde, le réalisateur filme évidemment beaucoup d'habitats naturels. Il nous présente des créatures incroyables vivant au fond des mers, mais également des lémurs de Madagascar et des lynx du Canada. Les images présentées à l'écran sont souvent à couper le souffle. Si on ne le savait pas, ces images nous rappellent que la Terre est remplie de petites merveilles et ce serait bien dommage de les voir disparaître.
 
Il interroge aussi beaucoup de spécialistes internationaux, comme des scientifiques spécialisés dans le réchauffement climatique. Ces derniers n'hésitent pas à nous lancer des données alarmantes concernant l'avenir de la planète.
 
Il va aussi voir ce qui se passe dans les groupes environnementaux et va lui-même participer à plusieurs évènements comme une manifestation. Il n'a pas peur de se mouiller. On remarque qu'en général, la population s'intéresse de plus en plus aux questions environnementales et que certaines actions ont même permis de changer les choses. Rien n'est encore perdu, mais le temps presse.
 
Verdict
 
Avec Révolution, Rob Stewart nous présente une Terre belle et riche, mais fragilisée par l'activité humaine. La situation est certes critique, mais peut-être qu'il n'est pas encore trop tard pour agir. Plusieurs trouveront que ce documentaire manque un peu d'objectivité. Peut-être. Mais il est difficile de faire autrement lorsqu'on parle de l'avenir de notre planète. En tout cas, on peut dire que contrairement à beaucoup de documentaires du genre, on ne sort pas de la salle déprimé et abattu. On a plutôt envie d'agir et de se mobiliser. Et vous, ferez-vous partie de la révolution?
 
 
Cote : 3 étoiles sur 5

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