Une histoire de GARS!

Pour moi le respect demeure une base essentielle dans tout ce que l’on entreprend. Il y a toute  forme de respect, par exemple, si vous arrivez face à un homme de 6 pieds 8, 300 livres, le respect s’installe immédiatement, sans réfléchir. Vous êtes à la pêche et en avez un gros au bout de la ligne, vous allez prendre tout le temps nécessaire car vous respectez sa puissance et vous le voulez à côté de vous dans la chaloupe. Quand les Caps jouent contre nos Habs, bien Jacques Martin prépare ses troupes défensivement car il respect l’offensive de ses adversaires. De toutes ses formes de respect, l’expérience est souvent la clef. Alors laissez-moi vous faire part de la mienne contre un adversaire souvent sous-estimé, un adversaire sournois, souvent patient, très patient, qui vous attaquera dans le dos plus souvent qu’autrement.

CECI EST UN FAIT RÉEL, SEUL LES POIDS ONT ÉTÉ CHANGÉS

Le 29 mai 2011, 22h58pm sur la base du lac HÉBERT dans un camp de pêcheurs à 45 minutes d’hydravion et 4 hrs de camion de l’hôpital le plus proche. Nous étions  4, 3 brutes de 230lbs et 1 nerveux de 150. C’était une belle soirée étoilée, nous parlions de tout et de rien, une thérapie de boys comme on en a besoin. Un p’tit verre à la main pour agrémenter le gosier. C’est alors que la menace s’est installée autour de nous sans pour autant nous faire signe. La cheminée de fonte noire au centre du camp prenait la forme curieusement d’un juge. Le ton a monté légèrement, de belles discussions ont rapidement tournées en procès.  C’était un  procès dirigé par un Capitaine silencieux qui guidait et dictait de façon méthodique nos allégués et nos témoignages, face à la cheminée bien sûr.  Pendant que j’avais toute ma tête, sans hésitez,  j’ai entrepris la défense de mes 230lbs et de ma plaidoirie. Suite à de vives objections, mon nerveux, se faisant procureur de la couronne faiblissait graduellement. Pendant que les regards étaient fixés sur les pugilistes, le capitaine avait déjà débutés sa boucherie sur mes deux amis, il était trop tard, le Capitaine avait déjà appliqué quelques coup de sabres à mes 2 copains qui malgré tous leurs efforts ne pouvaient tout simplement plus continuer, un était couché à côté du four accoté sur la porte et l’autre était sur le divan incapable de marcher. Je voyais le Capitaine affligé ses coups et mes copains qui riaient de douleurs au ventre. Le nerveux qui croyait être le plus brave de nous tous  a continué à se battre contre le Capitaine en espérant lui tenir tête. Il a dû nous quitter momentanément pour  se départir de tout ce qu’il avait dans l’estomac, il s’est battu avec ses trips mais les sabres du Capitaine étaient trop puissant. De mon côté après avoir tombé heureusement dans un lit et pensant avoir été épargné de la veille, j’étais à prendre des notes sur la scène de crime lorsque j’ai ressenti plusieurs coup de sabres à la tête et c’est là que j’ai compris. Cette bête sournoise et patiente a ri dans ma tête jusqu’à midi.
Le Capitaine dans cette histoire est le Capitaine Morgan et cette histoire se veut un don d’expérience que je voulais vous partager. Ne manquez  JAMAIS  de respect au Capitaine, buvez avec modération.
J’espère que vous avez compris pourquoi sur la bouteille, le Capitaine tient des sabres, à vous de vous y méfier. Lorsque vous aurez appris à respecter le Capitaine et qu’il vous fera bon  matelot respectable, passez à sa réserve PRIVATE STOCK comme sur la photo, vous serez alors rétrogradé au rang de moussaillon, mais ce sera le sujet d’une prochaine histoire
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A suivre....
Emile


 

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