Les jeux vidéo sont plus qu'une mode passagère. Depuis les années 80, on peut véritablement parler de la naissance d'un nouveau loisir. Au même titre que la lecture et le cinéma, le divertissement vidéoludique restera ancré dans les habitudes des générations à suivre. Les jeux vidéo sont là pour rester et les joueurs le savent. Comment y voir clair pour ceux qui observent le phénomène de loin?

Situation :
 
Gabriel est vendeur dans une boutique de jeux vidéo. Derrière son comptoir, il s'occupe de compléter la baisse de prix des jeux qui sont sortis depuis quelques mois. Un père se présente avec son fils qui fête sont huitième anniversaire de naissance aujourd'hui même.
 
- Père : C'est lequel le jeu que tu veux déjà?
- Fils : Call of Boobies!
- Père : Bonjour, on va prendre Call of Boobies.
- Gab : Est-ce que c'est pour votre fils?
- Père : Certainement pas pour moi, j'y connais rien à ces jeux-là.
- Gab : Monsieur, le jeu Call of Boobies est classé 17 ans et plus, car le joueur contrôle un personnage qui devra faire des vols, battre des gens et transporter de la drogue.
- Père : ...
- Fils : Papa, tous mes amis l'ont, c'est super cool comme jeu.
- Gab : Pour ma part, je vous le déconseille fortement.
- Père : On va l'acheter quand même. De toute façon, c'est juste un jeu vidéo
 
Explication :
 
En dehors de l'opinion des joueurs, il existe deux opinions très opposées en ce qui a trait aux jeux vidéo : la banalisation et la démonisation.
 
Ceux qui banalisent :
Personne ne ferait écouter un film porno ou ultra sanglant à son enfant de huit ans. Pourtant, les jeux vidéo qui contiennent poitrines dénudées et hémoglobine à volonté font souvent l'objet de banalisation chez certains parents. Dans la situation précédente, le vendeur tente de raisonner un père. L'ignorance de ce dernier par rapport aux jeux vidéo le poussera à exposer son fils à des scènes disgracieuses qui devraient être réservées à un public adulte.
 
Ceux qui démonisent :
Peu importe le sujet, la méconnaissance entraîne souvent la méfiance. Les jeux vidéo n'y font pas exception. Facile de faire du sensationnalisme avec des scènes douteuses, pour ensuite généraliser celles-ci à l'ensemble des jeux vidéo. Après les bandes dessinées des années 60 et la musique heavy metal des années 70, notre société semble avoir trouvé un nouveau bouc émissaire pour expliquer tous les maux de sa jeunesse.
 
Solution :
 
Vous aurez sans doute compris que la clef du succès est d'avoir une opinion éclairée sur ce loisir. Pour faciliter la chose, l'industrie des jeux vidéo s'est dotée d'un guide. Celui-ci estampe les jeux de différentes cotes personnalisées qui illustrent clairement l'âge suggéré pour y jouer. De plus, ce guide fournit de précieux renseignements sur le contenu afin d'orienter un parent qui n'y connaît pas grand-chose. Soulignons que les cotes d'âges et les précisions sur le contenu sont présentes sur toutes les boîtes de jeux. À l'aide de la page web du guide, vous pouvez aussi taper le titre d'un jeu téléchargeable afin de consulter sa fiche en ligne.
 
Une fois qu'un parent est sensibilisé aux orientations d'un jeu, il est de son devoir d'être capable de dire NON à son enfant. Ainsi, pères et mères s'assurent que leur progéniture fait face à un divertissement qui lui est adapté. Et si votre enfant vous répond que tous ses amis l'ont et que c'est super cool comme jeu, soyez fier d'être un parent responsable qui assure un cadre adéquat à son jeune.

Pour consulter le guide de l'ESRB, cliquez ici.

Note à moi-même : Écrire sur les enfants rois lors d'une prochaine chronique.

Au plaisir!

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