Au moment où l’on se blogue, il reste moins de 10 matchs à cette saison qui passera à l'histoire comme celle qui nous permit de découvrir que ça peut être excitant finir dernier. Moi, si j'étais Randy Cunneyworth, j'aurais déjà fini mes boîtes, réservé un camion et pensé à finir mes études en réfrigération. C'est un secret de Polichinelle, un contact bien au fait de plein chose que tout le monde sait déjà, qu'il ne dirigera pas le tricolore la saison prochaine, ni même les 45 suivantes. Ce n'est pas qu'il a été mauvais... oui, bon un peu, mais c'est surtout qu'il n'a eu aucune chance de se faire justice. Drette en partant, il devait se concentrer à diriger une équipe toute croche en même temps qu'il devait apprendre en accéléré une nouvelle langue assez bien pour ne pas dire des affaires comme « Le autre équipe ne voulait pas nous jouer dedans la slut » en direct à la télé.

Pour ce qui est de Pierre Gauthier, non seulement mes boîtes seraient faites, mais j'aurais engagé une compagnie de sécurité pour m'escorter en dehors de la ville une fois que Geoff Molson lui aura dit : « Redonne-moi tes clés ». Selon mes sources, une gang de gars saouls sortant de la Cage aux sports, quelques fans frustrés iraient lui dire combien ils ont apprécié son séjour à grand renfort de bats de baseball. Le club a de bonnes chances de terminer dernier de sa conférence, ce qui n'est pas arrivé depuis 1940, l'époque des palettes droites pis des passeux de gratte. Aucun gérant de Mcdo ne garderait sa job si sa franchise est la pire de toute la compagnie, à part si c'est le fils du boss. Pas de chance, la dernière fois que j'ai regardé, Pierre Gauthier était toujours plus vieux que Molson.

J'ai donc fait mes devoirs et retenu les candidats pour les deux postes qui, selon moi, feraient du CH une meilleure équipe avant le prochain passage de la comète Haley.

1) Patrick Roy : le plus en vue pour ce poste.
Positif : Roy a exhibé fièrement toutes les coupes importantes au hockey, que ce soit la coupe Stanley, la coupe Memorial ou la coupe Longueuil. De plus, on règle du même coup le problème du goaler remplaçant. Comme directeur-gérant, Roy bâtirait une équipe à son image : fière, compétitive et peu douée pour penser avant d’agir.
Négatif : L'embauche de St-Patrick comporte aussi des coûts. Au cours de son règne, le Canadien devra changer plusieurs fois la porte du vestiaire, engager un réparateur d'équipement vidéo et un spécialiste en gestion de la colère à temps plein, puis acheter un cargo de Pepto-Bismol pour aider les spectateurs à digérer la musique de son fils qui va passer à tous les matchs...
 
2) Steve Jobs : le plus brillant
Positif : Jobs trouverait la solution à la trappe après deux minutes de warm up. Il aurait aussi créé l’application « marqueur de 60 buts » et « défensive étanche » en plus de fournir à Carey Price deux Ipads... ok, mauvais jeu de mots. Comme DG, Jobs chercherait avant tout à se départir des éléments qui ralentissent l’équipe, elle qui n’aurait plus à souffrir de gastro à répétition, car y’a pas de virus sur Apple. Jobs amènerait avec l’équipe des joueurs rapides et performants qui n’avertissent personne avant de quitter inopinément l’aréna.
Négatif : Y’é mort calvaire!
 
3) Billy Gibbons, de ZZ Top : le meilleur choix.
Positif : Comment veux-tu ne pas te défoncer pour un gars qui a une barbe de série depuis 1969? On a souvent dit cette saison que le Canadien n’avait pas de rythme. Gibbons va régler ça en apprenant à chaque joueur de jouer La grange et Sharped dress man avec leur bâton comme air guitare, ce qui va donner aux adversaires le goût d’arrêter de jouer et de regarder le show avec une bière et une cigarette. 
Négatif : Paraît-il que Gibbons, 63 ans, se couche maintenant à 20 h. Ça risque de créer des problèmes de lui installer un lit derrière le banc.
  

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