Depuis 1936, aucun Anglais n'avait réussi à remporter le tournoi de Wimbledon. Andy Murray avait la mission de reproduire l'exploit de Fred Perry, alors qu'il affrontait Novak Djokovic en finale du tournoi. Le numéro deux mondial a répondu présent et au bout d'un duel de 3h09, il a été sacré Roi de Wimbledon et héros d'une nation tout entière.

Je m'attendais à un duel de cinq manches penchant du côté du Serbe. Andy Murray m'a remis les pendules à l'heure dès le troisième jeu du match en brisant Novak Djokovic pour prendre les devants 3-1. Par la suite, les deux joueurs vont s'échanger un bris de service avant que l'Écossais ne remporte la manche 6-4.
 
Alors qu'on croît Djokovic remis de ce qu'il venait de subir au set précédent en menant 4-1 au second, Murray emmagasine toute l'énergie de la foule afin de briser deux autres fois son adversaire et empocher également la deuxième manche, cette fois au compte de 7-5.
 
Après un petit séjour au vestiaire, le Serbe a-t-il eu le temps d'avoir une réflexion et de trouver une stratégie pour contrer le martèlement constant de Murray? Pas du tout. Celui-ci est brisé d'entrée. Mais cette troisième manche est la moins orthodoxe de toutes : Djokovic va tout de même parvenir à remporter les 4 jeux suivants pour mener 4-2, avant que son opposant ne réalise le même exploit en route vers une victoire de 6-4, 7-5 et 6-4!
 
La fierté et le héros d'une nation…

Inutile de vous dire qu'Andy Murray était submergé d'émotion après avoir gagné 77 ans après Fred Perry. Et cette victoire, il l'a méritait amplement. Il a tout fait pour mettre Djokovic en difficulté en répliquait à chaque attaque, tout en cumulant un très bas total de fautes directes et beaucoup plus de coups gagnants que son adversaire. Vraiment, ça paraissait que Murray ne voulait pas vivre la même déception que l'an dernier après sa défaite devant Roger Federer en finale de ce même tournoi.
 
Mine de rien, avec le titre de l'US Open qu'il a mis en banque en septembre dernier, Murray a remporté deux des quatre derniers Grand Chelems! Il surpasse ainsi Djokovic (Open d'Australie) et Nadal (Roland-Garros) qui n'en ont qu'un seul chacun.
 
Partie remise pour Novak Djokovic…

Le Serbe n'était probablement pas enchanté de l'issu de ce match. Perdre en trois manches consécutives contre un joueur qu'il a déjà battu à 17 reprises, ça ne peut être que décevant. Avec une victoire aujourd'hui, Djokovic aurait pu concrétiser son avance au premier rang mondial en plus de récolter un deuxième sacre au All England Club.
 
Sauf que Djokovic, en plus d'avoir été dérangé par des blessures et la chaleur accablante dans ce match, peut se consoler en se disant que ce n'est que partie remise. Il lui reste facilement encore cinq participations à Wimbledon. Selon moi, même s'il avait joué son meilleur tennis à vie, le Serbe n'aurait probablement pas remporté ce duel, car Murray volait littéralement sur le terrain, se rendant à chacune de ses attaques.
 
Le calme avant la tempête…

C'était (presque) le dernier rendez-vous sur herbe de l'année et avec toutes les chutes et les blessures qu'il y a eu, croyez-moi que la grande majorité – si ce n'est pour dire la totalité – des joueurs sont contents que se passage soit terminé. Vivement le retour sur surface dure!
 
Je parle de surface dure, mais ce n'est peut-être pas totalement vrai, car dès lundi, deux tournois sur terre battue s'amorceront (Stuttgart et Bastad), alors que le tournoi de Newport sur gazon sera aussi présenté. Cependant, ce ne sont que des tournois Masters 250, donc ils n'ont pas beaucoup d'importance.
 
Ainsi, il y a une pause de près d'un mois pour les joueurs du circuit avant le prochain rendez-vous d'importance qui est chez nous, à la Coupe Rogers, qui débutera le 5 août prochain.

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