Pour son premier long métrage, Sophie Lellouche a choisi la comédie romantique, un genre très populaire depuis nombre d'années. Est-ce que « Paris – Manhattan » a tout ce qu'il faut pour se démarquer de la concurrence si féroce dans le domaine?

Une héroïne écrasée par ses modèles
 
Paris – Manhattan ne fait pas référence à une histoire qui se passe à la fois en France et aux États-Unis. Le long métrage se déroule entièrement en sol parisien. Le mot Manhattan renvoie plutôt à la comédie du même nom de Woody Allen sortie en 1979. L'acteur et réalisateur américain tient d'ailleurs une très grande place dans cette production, non pas par sa présence physique, mais plutôt par son univers.
 
Alice (Alice Taglioni) est, en effet, une passionnée d'Allen. Elle a vu et revu tous ses films et connaît toutes les répliques sur le bout des doigts. Elle se surprend même à dialoguer à plusieurs reprises avec une affiche placée en haut de son lit et représentant le cinéaste.
 
C'est bien d'avoir des passions dans la vie, mais quand cela devient excessif, il peut y avoir des problèmes. C'est un peu le cas d'Alice. Cette jeune pharmacienne est toujours célibataire, malgré les nombreuses tentatives des membres de sa famille pour lui trouver un amoureux. C'est comme si elle s'enfermait dans son univers. Cela va toutefois changer lorsqu'elle fera la rencontre de l'installateur de systèmes d'alarme, Victor (Patrick Bruel).
 
Une comédie romantique, avant tout
 
Paris – Manhattan est un film léger qui cherche surtout à divertir l'audience. C'est le genre de film que l'on regarde un dimanche après-midi lorsqu'il pleut des cordes à l'extérieur. Il est vraiment difficile d'être déprimé après l'avoir vu.
 
Sophie Lellouche qui, en plus de la réalisation, a signé le scénario et les dialogues, a beaucoup travaillé sur les décors et la mise en scène. Sans grande surprise, on présente, encore une fois, le beau visage de Paris. Certains diront sûrement que c'est un peu trop cliché et que ça n'apporte rien de nouveau au 7e art. Peut-être. Mais une comédie romantique qui se déroulerait dans les bas-fonds serait un peu moins crédible et probablement moins appréciée du public.
 
Plusieurs facettes de la capitale française nous donc sont présentées. Il y a d'abord les petites rues tranquilles, où il n'y a pas beaucoup de passants. C'est surtout là qu'ont lieu les échanges entre Alice et Victor. La réalisatrice n'hésite pas d'ailleurs à utiliser des plans larges pour montrer qu'ils ne sont pas enfermés dans un cadre, mais plutôt libres de s'aimer.
 
Il y a ensuite le côté glamour de la Ville lumière que l'on découvre par l'entremise de fêtes mondaines. Là, on y fait la rencontre de la sœur d'Alice, Hélène (Marine Delterme), et de son mari Pierre (Louis-Do De Lencquesaing). Le couple, qui est souvent montré dans des plans plus rapprochés, est ensemble depuis plus de 15 ans, mais semble encore s'aimer. Les conjoints ont plusieurs interrogations normales à ce stade-ci de la vie. Ils s'inquiètent, par exemple, de leur fille et de son nouveau copain qu'elle refuse de leur présenter.
 
Le couple : le point central
 
Paris – Manhattan, c'est un peu l'histoire des couples à différents niveaux de leur vie avec leurs bons et mauvais côtés. Il y a d'abord le couple en devenir (Alice-Victor), deuxièmement, le vieux couple (Hélène-Pierre) et finalement, le couple à la retraite interprété par les parents d'Alice (Michel Aumont et Marie-Christine Adam). Comme tous bons parents, ces derniers cherchent le bonheur de leurs filles. Ils vont jusqu'à commettre des actes farfelus pour le plus grand plaisir des cinéphiles dans la salle.
 
Il ne faut d'ailleurs pas oublier que ce long métrage est aussi une comédie. On ne rit pas aux éclats, mais plusieurs dialogues ou contextes font sourire. Les échanges entre Alice et Victor sont tout simplement croustillants.
 
Avec une durée de 1 h 17, il est évidemment difficile de rentrer dans les détails. Mis à part le personnage d'Alice, les autres sont traités assez superficiellement tout en demeurant très attachants. Ça ne pose pas réellement de problème, sachant que le but premier du film est de divertir. Il ne s'agit quand même pas d'une étude de mœurs.
 
Verdict
 
Paris – Manhattan est une belle petite comédie romantique se déroulant dans un Paris poétique. Même si l'univers de Woody Allen est très présent dans le film (surtout dans la première moitié), il n'est pas nécessaire d'être un fan de l'artiste américain pour apprécier toutes les subtilités du scénario. Au final, ce long métrage apporte un peu de chaleur dans la froideur de l'hiver et nous rappelle que le printemps, c'est pour bientôt!
 
Cote : 3 étoiles sur 5 

Merci à IXION Communications de nous avoir permis d'assister à la projection de la presse. 


Commentaires