Neev, ton premier spectacle d’humour... 1) s’est déroulé au Théâtre St-Denis, 2) tu faisais la première partie de Gad Elmaleh et 3) tu as eu un standing ovation! Ok toi, ton génie a exaucé tes trois vœux du premier coup?!
 
(Rires) En fait, c’est complètement malade! Je m’attendais à rien, j’ai été le premier surpris et ça été un feeling de fou! C’est une chance d’avoir eu cette opportunité. Avant, j’étais dans un band de musique et la productrice du show de Gad Elmaleh, qui me connaît depuis que je suis tout petit, m’a proposé de faire sa première partie. Au début, j’ai dit non parce que je trouvais ça débile. Après, elle a insisté et j’ai fini par dire oui. Et ç'a été un bon oui! 
 
Tu adores la musique, tu joues de la guitare et tu as même déjà fait la première partie de Sylvain Cossette. Toutes tes premières fois sont des succès à coup sûr. Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que tu n’as pas dû te faire prier pour ta première fois avec une fille?!
 
(Rires) Non, en fait, j’ai prié longtemps pour ma première fois! C’est pour ça que j’en fais des blagues aujourd’hui, c’est parce que je les ai pleurées souvent, ç'a pas été si cool que ça. Par contre, une fois que c’est arrivé, j’ai plus arrêté! (rires)
 
Est-ce que la popularité soudaine est à double tranchant?
 
Euh… dans mon cas, je trouve pas qu’elle ait été trop soudaine, puisque j’ai essayé de l’avoir pendant huit ans en musique. Donc j’étais préparé à arriver là. Mais c’est sûr que ça te surprend toujours, on s’attend jamais vraiment à ça. Tu as beau te préparer, mais souvent, des gens viennent me voir à la fin des spectacles pour me dire merci et je sais pas encore comment réagir. C’est tellement agréable, cool et plaisant de voir tellement de gens valider tous tes efforts, ton travail et tes sacrifices.
 
Tu n’as pas eu besoin de faire l’École nationale de l’humour pour maîtriser cet art. Maintenant, crois-tu que le passage par l’École est un préalable ou non?
 
Ce n’est pas un préalable, mais si on sait comment l’utiliser, c’est une belle formation et un bel outil. Peu importe ta formation, ensuite ce qui compte, c’est le travail. Moi, j’ai eu la chance d’apprendre par ricochet d’autres qui ont fait l’École, comme Sébastien Ravary et Adib Alkhalidey. Grâce à eux, j’ai compris c’est quoi le vrai travail. J’ai comme eu une « petite formation », mais bien moins chère! (rires)
 
Le Maroc et le Québec en trois mots?
 
Le Maroc : Neev Bensimhon « beau gosse »! (rires) Et le Québec : Neev Bensimhon « y est hot en tabarnak! » (rires)
 
Sortirais-tu avec une fille qui n’aime pas le couscous?
 
Bien sûr!
 
Dans les situations suivantes, c’est ton côté québécois ou marocain qui prend le dessus? 
 
-Quand tu cuisines à la maison?
 
Marocain
 
-Quand tu séduis une fille?
 
Marocain peut-être… (sourire)
 
-Dans les fêtes de famille?
 
Bien… québécois!... et marocain! Parce qu’on boit de la bière et on fait la fête, c’est cool!
 
-Quand tu dois acheter ou dealer quelque chose?
 
Québécois.
 
-Dans les sports?
 
Je vais dire québécois, parce que je joue au hockey et j’adore ça!
 
Vises-tu une carrière internationale en anglais dans le futur?
 
Oui, ça serait un beau projet; moi, je m’arrête devant rien en fait. Ce que j’aimerais faire, c’est un peu de tout. J’aimerais faire du cinéma, du théâtre, de la télé, de la radio… tout quoi!
 
S’il était permis d’envier la carrière d’un humoriste, ce serait duquel?
 
Jamie Foxx, parce qu’il a tout fait : du stand-up, des films, de la musique…
 
L’humour au Québec est de plus en plus libre, ouvert, multiculturel et tend vers une belle diversité ethnique. Il y a beaucoup d’humoristes d’origine arabe en ce moment. Selon toi, qu’est-ce qui te différencie des autres?
 
Que je m’assume en tant que Québécois, beaucoup! Puis que ça fait profondément partie de mon identité. Je suis pas juste Marocain ou juif ou juste Québécois ou poilu ou gros! Je suis tout ça en même temps. Et c'est ça qui fait de moi ce que je suis.
 
J’ai demandé à une vieille dame dans la rue quelle question elle poserait à Neev et elle a répondu : « C’est qui ça Neev?! »  Penses-tu que dans quelques années, ton nom sera sur toutes les lèvres?
 
(Rires) Ça serait bien; ça voudrait dire que les gens apprécient mon travail. J’espère qu’on me souhaite que je ne me plante pas. Que ça aille bien quoi. Ça serait déjà ça!
 
Vous pouvez encore voir Neev cet été dans le cadre du Zoofest dans son show 60 min avec Neev et aussi dans le spectacle musical Juste pour rocker - Les trois heures on farme dans le cadre du festival Juste pour rire. Pour toutes les autres dates, consultez le www.neev.ca

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