Est-ce que l'humanité vit à crédit? Si on se fie au dernier rapport Planète Vivante 2012 du Fonds mondial pour la nature (WWF), il semblerait que oui. Voici un compte-rendu de cette enquête aux conclusions alarmantes.

Un triste plafond atteint
 
L'organisme a annoncé qu'aujourd'hui, 20 août, le monde a atteint un triste plafond. En effet, nous avons consommé l'ensemble des ressources naturelles que notre planète est capable de renouveler en l'espace d'un an. C'est 2 jours plus tôt que l'année dernière.
 
« Depuis les années 1970, la consommation annuelle de ressources du monde naturel par l'humanité excède la capacité annuelle de la Terre à les renouveler », indique l'organisme dans son document.
S'il faut présentement 1,5 planète pour combler tous nos besoins, le WWF estime qu'il en faudrait 2 d'ici 2050. Les raisons évoquées sont la croissance démographique et une consommation par personne qui va en augmentant.
 
Mais quel pays a la plus grosse empreinte écologique? Ce ne sont pas les États-Unis ou même le Canada, mais bien le Qatar. En fait, il ne faudrait pas moins de 6,6 planètes si nous vivions tous comme dans cet émirat du Moyen-Orient. Le Koweït et les Émirats arabes unis suivent de près.
 
Par contre, d'autres régions du monde, comme l'Europe, ne font guère mieux. En Belgique, par exemple, il faudrait 3 planètes. Elle se classe au 6e rang.
 
Et pour ceux qui se demandent si on fait mieux chez nous, sachez que le Canada arrive à la 8e place, juste après l'Australie. Les États-Unis sont, pour leur part, en 5e position.
 
La Palestine arrive dernière, avec moins de 0,3 planète.
 
C'est simple. D'après le rapport, l'empreinte écologique des pays qui ont un haut revenu est 5 fois plus élevée que celle des pays qui ont un bas revenu.
 
Changer nos habitudes
 
Selon le WWF, il existe des solutions simples pour réduire notre empreinte écologique. Les gens peuvent manger moins de viande, prendre moins l'avion et même acheter des électroménagers et autres appareils réputés pour leur efficacité énergétique.

Mais nous ne sommes pas obligés de nous arrêter là. « Le seul fait d'augmenter l'efficacité de nos bâtiments, de nos véhicules et de nos usines conduirait à diviser par deux la quantité d'énergie totale consommée », peut-on lire dans le rapport.
 
Source :

- RTL.be

- Le rapport Planète Vivante 2012



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