BORNES ÉLECTRIQUES

une enquête qui en ouvre une autre

Le journal d'un récit fictif
(Une histoire tirée de l'imaginaire de Bruno Laliberté)
brunolaliberte.com
 
 
 
 
La vendetta de l'élite au clair de lune (finale)
 
 
 
…militaire, car le frère de la victime de l'accident est dans une unité d'élite de l'armée. Il était hors du pays, lors de l'évènement. Son retour au pays correspond au début du problème qui nous concerne. Le coincé ne sera pas de tout repos, il est entrainé pour devenir un fantôme répond l'inspecteur.
 
«C'est demain la pleine lune, mais comment?...
 
«J'ai tiré sur des ficelles, interrompt l'inspecteur, et tout sera en place pour notre intervention de demain soir. Un jujube pour fêter ça!»
 
La journée se termine avec du travail de bureau où Georges adore rouspéter et boire des quantités faramineuses de café. Alex plus serein s'exécute en silence consultant ses nouveaux calepins et pigeant de tant à autre dans son sac de jujubes.
 
            Le lendemain, c'est la mise en place pour le guet-apens de la soirée, sous les instructions de l'inspecteur Binette. Le soir se pointe, une pleine lune emplissant le ciel avec des nuages lui coupant le passage de temps à autre, un vent faible souffle générant un bruissement de feuilles. Alex et l'inspecteur tapi sur le siège arrière du VUS de Pietro. Une seule chose à faire : attendre et attendre.
 
            Le vent est tombé et les criquets sillent, puis c'est le silence, quelqu'un grimpe rapidement la clôture de mailles. Un individu passe en silence devant le VUS. Alex se prépare à donner l'ordre, il ne manque que l'approbation de Georges, les secondes semblent éternelles enfin le signe de tête est donné. Alex s'exécute avec le code simple de : «go, go, go »
 
 
            Une série de lumières s'allume et trois talus sur le terrassement prennent vie pour dévoiler autant de militaires, les deux policiers sortent du véhicule, mais plus personne :
 
«Le fantôme à disparu s'exclame Alex et il poursuit, mais comment?...»
 
Le chef des militaires lui coupe la parole sans parler. Il fait une panoplie de signes qui font qu'ils entourent le VUS, armes pointées vers le dessous de celui-ci. L'inspecteur prend la parole :
 
« À moins que vous puissiez creuser très rapidement,  je crois bien que vous êtes coincé. Au nom de votre frère, abandonnez la partie. Je suis prêt à vous écouter. »
 
Long moment silencieux, puis une cannette de peinture orange roule de dessous le véhicule et une voix se fait entendre :
 
« C'est ma seule arme ce soir, je sors, je me rends! »
 
L'homme s'extirpe de sa cachette et assume sans tarder une position à genou les mains croisées derrière la tête, les yeux au sol. Un des trois militaires s'exclame :
 
«C'est Samuel Barbeau, il est de mon unité. Qu'est qui t'as pris, tu viens de « scraper » ta carrière»
 
« Mon p'tit frère en vaut la peine répond Samuel, sur le bord des larmes… ils l'ont tué et personne ne veut croire au meurtre, l'enquête est fermée… je veux juste qu'on m'écoute… je voulais qu'ils revoient leur crime, car le soir DU MEURTRE (en criant) la pleine lune brillait… est-ce que quelqu'un va m'écouter! »
 
            L'inspecteur Binette se penche vers l'homme, pendant que Alex lui passe les menottes et, en l'aidant à se relever lui chuchote à l'oreille :
 
« Je m'occupe de faire rouvrir l'enquête de ton frère, je te revois plus tard »
 
Un silence lourd accompagne le départ de Samuel
 
 
À LA PROCHAINE!

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