L’homme du troisième millénaire est en déroute. On aurait pu espérer que l’émancipation des femmes ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie auraient aussi profité à l’homme, mais il ne semble pas que ce soit le cas. L’homme a perdu ses repères d’antan et on l’accuse d’être le grand responsable des maux de notre planète. N’ayant plus de territoire à défendre, d'ennemi à combattre, de monde à conquérir ni de femme à défendre, l’homme se cherche. Les femmes se sont libérées, elles veulent avec raison partager le monde avec lui; mais c’est lui qui est maintenant devenu, dans certains milieux féministes, l’ennemi à combattre. Nulle part, il ne lui reste de territoire qui ne soit envahi par les femmes, alors que les femmes s’octroient des espaces d’où les hommes sont exclus (certains centres de conditionnement physique, par exemple).
 
La masculinité n’est plus, comme par le passé, évaluée selon les actions posées par l’homme. Elle ne peut évidemment pas l’être en réaction aux attentes des féministes qui considèrent la virilité comme machiste ou factice. Certains groupes d’hommes sont toutefois tombés dans le piège en développant un discours tout aussi victimaire et revanchard que celui des groupes féministes radicaux, ce qui, paradoxalement, nourrit le discours féministe.
 
L’homme sain ne peut non plus se retrouver dans les nouveaux magazines qui ne font que féminiser son corps et qui veulent lui vendre, comme la majorité des revues de presse féminine, nombre de produits pour améliorer son « apparence ». Ces revues s’attardent rarement sur sa personnalité ou sur les relations pères-fils et ne revendiquent absolument rien au plan de la condition masculine. Cette nouvelle presse masculine ne présente que l’homme-objet ou l’homme en crise, rarement l’homme conscient de lui et en questionnement sur son avenir.
 
Je démontrerai, dans cette chronique mensuelle, qu’en retrouvant sa véritable nature et qu’en cessant de se définir en rapport avec la femme, l’homme peut encore être heureux et capable de s’épanouir. Il n’y a que le semblable qui peut reconnaître le semblable.
 
 
 
 

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