BORNES ÉLECTRIQUES

Riddick fait partie de mes héros préférés. On ne peut faire autrement que de s'attacher à ce héros atypique, sans peur. Simplement intitulé « Riddick », le troisième film de cette saga doit prendre l'affiche aujourd'hui dans les cinémas. Plaira-t-il aux nombreux fans de la licence?

Trahi et laissé pour mort
 
L'action se déroule après Les Chroniques de Riddick. Richard B. Riddick (Vin Diesel) est laissé seul sur une planète désolée, après avoir été trahi par des nécro-porteurs. Après avoir rassemblé ses forces, adopté au passage un chien extraterrestre et terrassé nombre de monstres dangereux, notre héros se rend vite compte que le seul moyen de quitter cette planète est par vaisseau. Le seul problème, c'est qu'il n'y en a aucun sur ce monde.
 
Heureusement, il trouve un avant-poste appartenant à des chasseurs de prime. Son plan : les attirer pour ensuite voler leur vaisseau et quitter une fois pour toutes ce monde infernal. Deux groupes répondent à l'appel. Le premier désire mettre sa tête dans une boîte, alors que le second, dirigé par un homme motivé par des motifs plus personnels, semble moins prompt à lui ôter la vie.


 
Retour aux sources
 
Riddick est un peu un retour aux sources. David Twohy (qui a réalisé les deux autres volets de la série) a, en effet, voulu se rapprocher davantage de Pitch Black. À ce propos, peut-être est-il important de préciser que ce film a bénéficié d'un budget beaucoup moins élevé que Les Chroniques de Riddick (38 millions de dollars contre 110 millions).
 
Évidemment, cela se fait rapidement sentir. Les scènes avec des dizaines de figurants et des effets spéciaux grandioses sont absentes du récit. Même s'il est moins époustouflant visuellement, Riddick n'en demeure pas moins un film de science-fiction très acceptable.
 
Tourné en grande partie dans les studios montréalais, le long métrage comporte quand même beaucoup d'effets spéciaux d'une bonne qualité. Le rendu de la planète est impressionnant, alors que les bestioles qui y habitent sont assez convaincantes. En fait, le seul moment où l'on sent que l'écran vert n'est pas loin est lors de la courte séquence en « moto volante ».
 
Personnel et commercial?
 
Les trente premières minutes du film sont, à mon sens, les meilleures. Elles donnent à l'œuvre un ton très personnel, que l'on apprécie énormément. Grosso modo, on y voit le protagoniste tenter de survivre dans cet enfer. Très vite, on s'attache à ce héros atypique et on espère de tout cœur qu'il ne perde pas la vie. Vin Diesel (qui est aussi l'un des producteurs) est égal à lui-même et ne déçoit pas. Il parle peu et préfère agir.
 
Lorsque les chasseurs de prime arrivent, on tombe dans le film de divertissement assez classique, quoique David Twohy (qui a cosigné le scénario) ait eu quelques bonnes idées, comme installer des frictions entre les deux camps de mercenaires.
 
En fait, scénaristiquement, le long métrage se divise en trois actes : le premier où Riddick est seul, le second où il affronte les chasseurs de prime et le troisième où tous doivent faire face à une terrible menace.
 
Sans être le film le plus violent (ni le plus « doux ») de l'année, Riddick cache quelques belles surprises aux amateurs d'hémoglobine. Si vous aimez voir des membres se faire couper, vous allez être servi!
 
Les quelques autres acteurs de la distribution font un bon travail. Quelques personnages tombent peut-être dans le cliché associé à ce genre de film (la jeune recrue inexpérimentée, le gros dur qui n'a peur de rien, le chef cruel et l'autre chef plus « intellectuel », la jeune femme qui n'a pas peur des hommes, etc.), mais je crois que dans l'ensemble, ça se tient.
 
Verdict
 
Au final, Riddick est un film de science-fiction dans la norme qui plaira en premier lieu aux fans de la série. Alors si vous êtes un inconditionnel de la série, vous savez ce qu'il vous reste à faire!
 
Cote : 3,5 étoiles sur 5

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