Je connaissais déjà la série F, dont la F800ST essayée en 2012 et la F800R essayée en juin dernier. Dans la gamme des 800, trois modèles chez BMW se divisent le marché : la GS (« trail »), la R (« naked roadster ») et maintenant la GT. Plus routière que l'ancienne version ST, la GT présente selon moi des avantages certains. Vendue à 119 exemplaires en 2012 contre 864 pour la R et 509 pour la GS, la ST n'était pas au point et manquait d'ambition.

Bicylindre de 798 cm3 refroidis par liquide, la GT se veut améliorée par rapport à son ancienne version avec une protection aérodynamique complète et efficace, une position de conduite plus confortable et un comportement routier nettement supérieur. Son carénage plus harmonieux et ses lignes fluides la rendent plus séduisante, tandis que le prolongement de son monobras en aluminium et sa transmission par courroie complètent le coup d'œil. La GT offre en option trois niveaux de selle, soit « la confort » à 820 mm du sol, une selle standard à 800 mm et une selle surbaissée à 765 mm, de quoi satisfaire tous les types de pilotes, des plus grands aux plus petits gabarits.

Notre GT avait un guidon large et plat, et affichait une instrumentation analogique et numérique facile de lecture. Celle-ci comprend un tachymètre et un indicateur de vitesse analogique, une horloge, deux trips journaliers, le niveau d'essence et d'essence restante, le rapport engagé, la température extérieure, la température moteur, trois choix de suspensions électroniques (confort, normal et sport) et des poignées chauffantes sur l'indicateur numérique, sans oublier un ABS déconnectable. La polyvalence de son twin parallèle lui permet de rouler à près de 3 500 tr/min et de reprendre jusqu'aux limites de la zone rouge sans rechigner. Son comportement routier est irréprochable et prévisible; même à grande vitesse, son châssis lui permet de conserver un cap en toutes conditions. Sur routes sinueuses ou sur l'autoroute, la GT peut rivaliser avec bien d'autres concurrentes. Son autonomie est surprenante, avoisinant les 6,5 l/100 km, et dévore près de 300 km avant la panne sèche. Équipée de l'ABS de série, la GT freine avec aplomb et assurance; même les freinages d'urgence deviennent ordinaires tellement elle colle à la chaussée.

Son moteur calé à 360 est doté d'une bielle d'équilibrage en lieu et place des traditionnels balanciers; sa sonorité rappelle celle de sa grande sœur, la R1200RT. BMW a accru la souplesse du moteur au détriment de sa sonorité, qui pour une moto de moyenne cylindrée pourrait avoir plus de voix. Mais là peut être son seul défaut, car la F800GT peut facilement aspirer à suivre et concurrencer certaines autres sportives-routières.

En conclusion
La F800GT, sans être la plus flamboyante, demeure la meilleure moto de moyenne cylindrée pour une conduite en combinaison urbaine, sportive et sportive-routière. Bardée d'aides au pilotage et de composants électroniques, elle affiche de bien meilleurs avantages que ses concurrentes. Technologie, motorisation et fiabilité ne sont que quelques-unes de ses grandes qualités. Certains préfèreront plus de panache et de puissance, mais devront laisser tomber quelques points au détriment d'une grande polyvalence.

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