En 2010, Porsche introduisait sur le marché la Panamera, une voiture à quatre portes et à moteur avant, ce que plusieurs amateurs de la marque considèrent comme un sacrilège; une voiture Porsche, ça doit être configuré avec un moteur à l’arrière. Déjà qu’on doit « endurer » ce fait accompli avec l’utilitaire Cayenne…
 
Pourtant, il y a déjà eu des Porsche à moteur avant. Qu’on pense à la 928, entre autres.
 
Malgré tout, il y avait des sceptiques. Est-ce que la voiture allait devenir une vulgaire caricature? Est-ce que les acheteurs allaient être au rendez-vous? Le verdict est tranquillement tombé; non à la première question, oui à la deuxième. Au Québec seulement, Porsche a écoulé près de 200 Panamera en 2010 et en 2011, des résultats très honnêtes pour une voiture dont le prix de base frise les 90 000 $
 
La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de mettre à l’essai la version la plus vitaminée de la Porsche Panamera, soit celle portant l’écusson Turbo S. Ce n’est pas toutes les semaines que j’ai l’occasion de conduire une voiture qui offre une puissance de 550 chevaux. Ce n’est pas toutes les semaines non plus où j’ai l’occasion de prendre le volant d’une voiture qui vaut plus de 200 000 $.
 
Ouais, 200 000 $. Ça, mes amis, ça commence à être cher. Imaginez-vous les paiements mensuels à l’achat ou à la location. En fait, n’y pensez même pas; une voiture à 200 000 $, ça se paye « cash ». Ce n’est pas pour le commun des mortels, disons.
 
Est-ce que ça le vaut? 
Voilà la question qu’on m’a le plus posée lors de la dernière semaine. Ça et « Ça doit marcher cette bibitte-là. » Oui, ça marche. Écoutez, le 0-100 km/h s’efface en seulement 3,8 secondes. Ça commence à être rapide ça; très rapide.
 
En prime, le niveau de confort est divin. Les suspensions sont réglables de l’intérieur de sorte qu’on peut décider de faire une douce balade à bord de la Panamera. Si on décide d’attaquer une série de virages, on raidit le tout et on se lance. Ce qui étonne à ce moment, c’est l’agilité de la bête qui fait 1995 kg. Impressionnant.
 
À l’intérieur, tout respire de luxe, on s’entend. La qualité des matériaux, la qualité de l’assemblage, tout y est. À l’arrière, sans blague, les places sont plus confortables qu’à l’avant. Encore une fois, impressionnant.
 
Quant à la mécanique et à la transmission, peu à redire sur le combo. Le moteur, c’est un V8 biturbo de 4,8 litres. Sa puissance est de 550 chevaux et son couple peut atteindre 590 livres-pieds. Disons que l’expression coller à son siège prend tout son sens lorsqu’on enfonce l’accélérateur. C’est dément!
 
Utile, inutile? 
Est-ce qu’une telle machine sert à quelque chose? Voilà la question qu’il faut se poser finalement. Avec une telle puissance sous le capot, la frustration est au rendez-vous. Sur nos routes, il est impossible d’exploiter la voiture à fond. Lorsqu’on y pense, avec nos limites de vitesse, une telle bagnole n’a pas sa place sur notre réseau routier. Sur le cadran qui indique la vitesse en kilomètres-heure, le dernier chiffre imprimé est 350. Combien de points d’inaptitudes s’ajoutent à notre dossier de conducteur à cette vitesse? En fait, on a limité la vitesse maximale de cette Panamera Turbo S : 306 km/h, quand même.
 
Conclusion 
Cette Panamera Turbo S est une machine étonnante. Cependant, si j’avais à m’acheter une Panamera, mes goûts seraient plus... raisonnables. Je suis persuadé que je me contenterais de la version de base à 87 500 $.
 
Mais, dans un monde où la démesure est parfois la norme, si j’en avais les moyens, peut-être…
 
Pour plus d’informations sur la Panamera, je vous invite à consulter le lien suivant :
 
http://auto.sympatico.ca/essais/1328/porsche-panamera-2010
 

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