Il y a de ces jeux que l’on attend depuis un moment. J’avoue que Dishonored arrivait au sommet de ma liste. Il faut dire que depuis le dévoilement des premières images, le bébé de Arkane Studios me fait saliver. J’ai finalement eu la chance de mettre la main dessus et d’y jouer durant les derniers jours. Voici mes impressions.
 
Quand le passé et le futur se rencontrent
L’action se déroule dans la ville imaginaire de Dunwall, la capitale de Gristol et le siège du gouvernement impérial. Nous jouons le rôle de Corvo, le garde du corps personnel de la gentille impératrice. Nous revenons d’une mission importante et devons en aviser immédiatement la chef de l’État. En effet, la ville est aux prises avec un problème de peste. Plusieurs quartiers ont été tout simplement condamnés pour tenter d’endiguer l’épidémie.
 
Le jeu commence sur une petite embarcation, alors que notre personnage doit rejoindre la résidence de l’impératrice. La première chose que l’on remarque, c’est qu’à l’instar de la série Half Life, les cinématiques sont intégrées au jeu, ce qui signifie notamment que l’on peut regarder autour de soi pour admirer la beauté des décors. Le sentiment d’immersion est également très grand.
 
Les décors sont d’ailleurs somptueux. Nous avons l’impression d’être dans une ville industrielle de la fin du 18e siècle, comme Londres. Par contre, comparativement à la capitale britannique, la technologie est beaucoup plus présente. La fusion entre l’ancien et le nouveau a été très bien réalisée, ce qui donne des environnements très cohérents.
 
Tout va pour le mieux pour le gentil Corvo. Avant de rejoindre l’impératrice, il croise plusieurs personnages qui le saluent, comme Emily, qui semble bien apprécier notre héros. Celle-ci est nulle autre que la fille de l’impératrice. Elle aura un rôle capital à jouer dans l’histoire.
 
Corvo réussit finalement à rejoindre l’impératrice pour lui faire son rapport. À peine a-t-il commencé que des hommes, sortis de nulle part, assassine notre interlocutrice et enlève sa fille. Par la suite, les choses vont très vite. Le garde du corps est accusé (à tort) du meurtre de l’impératrice et est envoyé en prison. Plusieurs semaines s’écoulent avant qu’on revoit notre héros. Il est maintenant en prison et attend d’être exécuté. Heureusement, un mystérieux groupe l’aide à s’évader.

Une histoire de vengeance
Comme on peut le constater, le scénario tourne autour de la vengeance. En effet, Corvo devra laver son honneur et tenter de remettre sur le trône l’héritière légitime. Certains trouveront cela assurément un peu cliché; ils ont le droit. Pour ma part, j’ai bien aimé le scénario qui offre quelques rebondissements croustillants. Les personnages que l’on rencontre tout au long de la partie sont aussi très intéressants. Par ailleurs, le jeu est doublé entièrement en français. Les acteurs qui font le doublage sont majoritairement très bons.
 
Des pouvoirs uniques
Jusque-là, Dishonored ne serait qu’un simple jeu de tir à la première personne (FPS) où il faut tuer des ennemis pour progresser dans l’aventure. Par contre, et fort heureusement, le titre édité par Bethesda Softworks est beaucoup plus riche que ça.
 
Tôt dans l’aventure, nous faisons la connaissance de l’Outsider, un genre de divinité qui est interdit dans l’empire, mais qui nous fait don de sa marque. Ayant été marqué par l’Outsider, Corvo peut maintenant utiliser des pouvoirs inconnus des mortels. Comme dans la plupart des jeux, au début de l’aventure, nous n’avons pas beaucoup de pouvoirs. Pour en acquérir d’autres, il faut trouver des runes, lesquelles sont dissimulées un peu partout dans les cartes, ce qui nous force à explorer les niveaux. Heureusement, nous pouvons utiliser un espèce de cœur pour nous guider vers ces runes, mais aussi des charmes d’os, qui sont, en quelque sorte, des améliorations.
 
Les pouvoirs de l’Outsider nous donnent une vraie sensation de liberté dans les différents niveaux. En fait, il existe plus d’une solution pour passer du point A au point B. Il y a, évidemment, la manière forte, celle où vous tuez tous les gardes; par contre, c’est la méthode la moins amusante. Il est préférable d’agir comme un vrai assassin et de demeurer dans l’ombre.
 
Un pouvoir nous permet de nous téléporter sur de courtes distances. C’est idéal pour atteindre les toits. D'ailleurs, on peut atteindre la majorité de nos objectifs en passant par les toits. Un autre pouvoir permet de prendre possession, pendant une courte période, des animaux (comme les rats) ou des êtres vivants (par exemple, les gardes). Grâce à ce pouvoir, on peut passer des barrières sans se faire repérer. Très pratique et très amusant à essayer!
 
Chaque pouvoir consomme sa dose de mana. On peut cependant récupérer des « potions » un peu partout dans les niveaux. Même chose pour la barre de vie. Dans les premiers niveaux, il faut avouer que les combats peuvent être assez difficiles. Il ne faut pas avoir peur de mourir dans Dishonored! Mais plus on progresse et plus on acquiert de l’expérience et de nouvelles armes. On peut d’ailleurs débloquer de nouveaux schémas permettant d’améliorer notre matériel. Aussi, comme dans les jeux de rôle, il faut amasser de l’argent pour s’acheter, par exemple, des munitions.
 
Une aventure qui passe trop vite
La durée de vie est assez satisfaisante, mais le jeu est tellement bon qu’on ne veut jamais le quitter. On passe donc trop rapidement à travers l’aventure. Cependant, Dishonored offre l’une des meilleures rejouabilités dans le domaine des FPS. Il existe tellement de façons d’atteindre un objectif que c’est un plaisir de rejouer les tableaux.
 
On peut aussi tenter de refaire un niveau sans jamais tuer de garde ou encore sans jamais se faire repérer. Quand il s’agit d’assassiner une cible, on peut utiliser la manière forte ou trouver le moyen d’avoir recours à une technique non létale.
 
En conclusion
Pour conclure, j’ai eu un réel plaisir à jouer à Dishonored. Le jeu propose une aventure riche et hors du commun qui se déroule dans un univers encore jamais exploité dans le domaine du jeu vidéo. C’est un titre qui s’adresse avant tout à un public mature. Décidément, c'est l’un des meilleurs jeux de l’année!
 
Points forts :
- L’univers tellement original
- Un doublage de qualité
- Très grande rejouabilité
 
Points faibles :
- Certains visages de personnages manquent de détails.
- Passe trop vite. On attend déjà la suite!


Images provenant de l'éditeur

Merci à Bethesda pour l'exemplaire du jeu!

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