C'était de la semaine dernière : Renaud Lavoie passe de RDS à TVA sport, une chaîne en expansion qui espère faire les séries cette année. Personne ne connaissait les dessous de la transaction... jusqu'à maintenant! Grâce à une entente de non-divulgation signée avec un contact, quelqu'un de passablement fiable pour un gars qui a le tatouage d'une larme sous l'oeil droit, j'ai pu mettre la main sur les détails de cet événement majeur dans le monde des télécommunications sportives.

Selon la version officielle, Renaud Lavoie a tout bonnement quitté le réseau des sports de son plein gré pour aller accomplir d'autres défis chez la station ennemie de son ex-employeur. Mais voilà, il ne s'agit pas d'une démission, d'un départ ou d'un joueur qui prend sa « retraite » avant de signer à gros prix avec un club au nom imprononçable à l'autre bout du monde. Non. Il s'agit d'une transaction.  

Mon contact m'a averti de ne pas diffusé cette information, mais puisqu'il a été arrête hier matin pour falsification de document, j'en ai décidé autrement.

En plus de Renaud Lavoie, TVA Sports obtient le droit ancestral, réservé jusque-là au réseau des sports, de lancer des insides jokes poches à tout bout de champ sans mise en contexte. Ce n'est pas tout. L'entente comprend aussi une caisse de cassettes VHS de vieux montage des jeux de la semaine de 1991 en plus des enregistrements originaux du Mini-Putt avec Serge Vlemincks à faire diffuser dans les plus brefs délais. TVA obtient aussi l'assurance que Chantale Machabée va finalement accepter Claude Poirier comme ami Facebook.

En retour, RDS obtient le 1er choix au repêchage des joueurs nouvellement retraités qui pense faire de la bonne T.V. avec des « sontaient » et des « jouses ». La chaîne obtient aussi deux analystes recrues qu'elle a immédiatement cédées à son club-école de RDS info.  De plus, RDS obtient l'assurance que TVA Sports diffusera du cricket, de la pelotte basque ou de la ringuette sous-marine lorsque le réseau diffusera des matchs du CH. Enfin, la station soeur de TSN gagne le droit de rire publiquement de la programmation de sa rivale.

Est-ce que le « scoopman » du hockey au Québec sera aussi efficace en avantage journalistique dans un nouvel environnement où la pression est encore plus forte? Seul le premier mois de la saison nous le dira.

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