Nashville, Tennessee – La semaine dernière, j’étais du côté de Nashville, au Tennessee, afin d’assister au lancement de la MINI Coupe, le dernier ajout à la famille MINI. Si vous avez déjà pris le volant d’une MINI ou si vous avez la chance d’être propriétaire de l’un des bolides de ce constructeur, vous vous êtes reconnu dans le titre. La conduite d’une MINI offre un maximum de plaisir.

Eh bien, figurez-vous donc que le constructeur a trouvé le moyen d’ajouter du plaisir à la conduite de l’un de ses bolides. Comment? Voyons cela ensemble.

Mêmes moteurs
Non, MINI n’introduit pas de nouveaux moteurs dans sa gamme de modèles. La MINI Coupe, offerte en version de base, S et John Cooper Works (JCW) profite toujours du même moteur à 4 cylindres de 1,6 litre qui développe 121 chevaux dans la version de base, 181 dans la version S et 208 dans la variante JCW (les deux dernières profitant d’un turbo). Mais comment alors est-ce que le plaisir de conduire cette puce peut avoir été amélioré, vous demandez-vous?

En retravaillant judicieusement la calibration des suspensions et en la dotant d’un châssis encore plus rigide.

Ce châssis est pratiquement celui de la décapotable, à l’exception qu’il comporte une poutrelle de renforcement qui traverse latéralement le véhicule derrière les passagers. La rigidité du châssis de la MINI Coupe est exemplaire.

En matière de dimensions, la version à deux passagers de la MINI diffère à peine de la MINI conventionnelle que tous connaissent. En raison de la forme de son toit, la voiture a 30 mm de moins en hauteur que la MINI conventionnelle, mais l’aménagement intérieur fait en sorte qu’on ne perd que 10 mm de dégagement pour la tête. Côté rangement, une fois le hayon ouvert, on profite de suffisamment d’espace pour transporter quelques bagages et menus objets. De toute façon, on n’achète pas une MINI pour sa grande capacité de chargement.

En ce qui a trait à l’équipement, rien ne manque à la Coupe. Cette dernière profite même de la dernière version du système MINI Connected qui, comme son nom l'indique, permet à son propriétaire de relier ses comptes de réseaux sociaux à la voiture afin de demeurer… connecté en tout temps. C’est comme si la MINI Coupe possédait sa propre page Facebook!

L’essentiel
Cependant, l’essentiel avec une MINI, c’est derrière le volant que ça se mesure. Nous avons eu l’occasion de découvrir la nouvelle venue sur des routes sinueuses en banlieue de Nashville et nous avons pu apprécier une voiture très agile qui ne demande qu’à être conduite de façon agressive. Lors de notre deuxième journée d’essai, nous avons eu l’occasion de tester les limites de la voiture sur un petit circuit fermé et cette dernière ne nous a pas déçus. L’accélération (JCW), le freinage, la tenue de route et l’équilibre général de la voiture sont franchement impressionnants.
On s’amuse comme des petits fous au volant de la MINI Coupe.

Bémol
Mais, malgré toutes ses qualités, il y a toujours un bémol lorsqu’on parle de MINI. Ce bémol est relatif aux coûts élevés d’entretien une fois la garantie terminée. Des histoires d’horreur, j’ai eu l’occasion d’en entendre plus d’une à propos de la MINI. Il n’est pas rare qu’une réparation puisse coûter au propriétaire quelques milliers de dollars.

Par hasard, lors de notre journée d’essai, un résidant du Tennessee est venu nous voir, curieux d’apercevoir une MINI qu’il n’avait pas encore vue sur la route. Il nous a mentionné que sa femme était propriétaire d’une MINI depuis 2006 et qu’elle adorait sa voiture. Cependant, au cours des six derniers mois, alors qu’elle n’est plus couverte par la garantie, il a dû débourser 5000 $ pour deux réparations à la voiture.

De quoi ralentir les ardeurs des plus passionnés.

Conclusion
Soyez avertis. La conduite d’une MINI, on y prend goût rapidement. Cependant, vous devez vous interroger sur votre capacité à entretenir cette voiture une fois la garantie terminée. Louer ou acheter? Dans le cas d’une MINI, poser la question, c’est y répondre. 

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