De nombreux phénomènes tels que la mondialisation, le développement technologique et l'augmentation du taux de scolarisation ont eu un impact sur l'évolution des entreprises au cours des dernières décennies. S'il est vrai que ces phénomènes ont révolutionné les marchés en abattant les frontières, changé nos méthodes de production et de communication, il est aussi vrai qu'ils ont révolutionné la gérance dans ces entreprises.

À une époque où l'économie occidentale se tourne de plus en plus vers une économie de service, où les employés sont de plus en plus éduqués quant à leurs droits et aux différentes lois, la gestion de la main-d'œuvre devient un enjeu stratégique. Les gestionnaires compétents prennent ainsi une grande valeur aux yeux des entreprises. Mais quelle est la clé afin de devenir un bon gestionnaire? Comme c'est souvent le cas, il n'existe pas de recette magique, mais plutôt un ensemble de caractéristiques qu'ont en commun les meilleurs gestionnaires de ce monde. Au cœur de ces caractéristiques : se connaître soi-même.

Pourquoi se connaître soi-même? Afin d'être en mesure de mieux comprendre et connaître les autres. Bien que les patrons autocratiques risquent de toujours exister, les études montrent qu'il existe une corrélation entre la gestion participative puis la motivation et la participation des employés (réf. : étude de Vroom-Jago-Yetton). Il faut cependant nuancer dès le départ que les caractéristiques d'un bon gestionnaire peuvent varier selon le secteur d'emploi dans lequel il opère.

Le travail d'un gestionnaire repose sur trois dimensions : son savoir, son savoir-faire et son savoir-être. Un gestionnaire doit à la base posséder des connaissances du secteur ou de l'entreprise dans lequel il travaille, mais il doit également savoir comment gérer en jouant sur les différents axes traditionnels de gestion : planifier, organiser, diriger et contrôler. Au-delà de tout cela, un bon gestionnaire doit faire preuve d'énormément de savoir-être; c'est là que l'importance de se connaître soi-même entre en jeu. Outre les responsabilités mentionnées plus tôt, un bon gestionnaire doit être en mesure d'entretenir des relations avec les personnes faisant partie de son environnement. Le rôle principal d'un gestionnaire est de mobiliser un ensemble d'employés afin de réaliser ou de surpasser un objectif commun qui s'inscrit dans la finalité de l'entreprise. Il est donc primordial que le gestionnaire soit en mesure de susciter les motivations et intérêts de ses employés. Tout le monde étant différent, le gestionnaire doit pouvoir s'adapter au comportement et au style de chacun de ces individus, afin de pouvoir communiquer de la façon la plus efficace possible.

L'une des constituantes du savoir-être est l'intelligence émotionnelle, soit la capacité d'un individu à comprendre et à gérer ses émotions et ses comportements dans des situations différentes. Les bons gestionnaires qui se connaissent bien et qui ont conscience de leur tempérament sont généralement en meilleure position de maîtriser leurs émotions lors d'interactions avec les autres, ce qui les force à avoir conscience de l'autre et ainsi à développer leur aptitude sociale. Le gestionnaire devient donc un meilleur communicateur, ce qui le rend plus efficace à persuader les autres ou à se faire comprendre.
 
Ultimement, quelqu'un qui est maître de ses émotions affronte avec plus d'aplomb et d'assurance les situations non prévues, qui sont souvent nombreuses en milieu professionnel. Cette personne contrôle mieux les outils lui permettant de se faire respecter et d'inspirer les autres. Car après tout, c'est ça être un bon gestionnaire : tirer le maximum de ses employés.


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