BORNES ÉLECTRIQUES

Même s'il était connu dans le monde des affaires depuis longtemps, le grand public connaissait bien peu de choses d'Alexandre Taillefer. Depuis son arrivée dans l'émission « Dans l'œil du dragon », diffusée sur les ondes de Radio-Canada tous les lundis, il fait maintenant partie du vedettariat québécois. Apprenez-en plus sur cet entrepreneur hors du commun.

Un entrepreneur dans l'âme
 
Que l'on aime ou pas sa participation dans l'émission radio-canadienne, il faut bien avouer qu'il a fait de grandes choses pour l'entrepreneuriat au Québec. Dès l'âge de 5 ans, à l'initiative de son père, qui était courtier d'assurances, il lisait les cotes de la Bourse. C'est assez rare, admettons-le. La plupart des enfants de cet âge préfèrent lire des livres avec un peu plus d'images...
 
Ayant l'âme d'un entrepreneur, il a fondé, alors qu'il n'avait que 14 ans, la discomobile Klaxon. Encore une fois, il s'agit d'une chose assez inhabituelle pour un jeune adolescent. Beaucoup d'ados préfèrent plutôt occuper leur temps en pratiquant des activités un peu plus ludiques.
 
Après des études au prestigieux collège Jean-de-Brébeuf, il s'inscrit en sciences de la gestion à l'UQAM. Il faut dire qu'il avait envoyé une demande d'admission aux HEC, mais avait été refusé. Peu importe! Plusieurs années plus tard, il y est retourné pour des cours du soir. À la fin de ses études en gestion, il s'inscrit en informatique à l'Université de Montréal, mais abandonne quelques semaines après, préférant se concentrer sur le lancement d'une nouvelle entreprise.
 
Grâce à l'aide financière de son père et d'une subvention gouvernementale, il met sur pied, en 1993, l'une des premières entreprises dont la mission est de créer des sites Internet pour les compagnies. Elle s'appelle Intellia et deviendra par la suite Nurun, un leader dans le domaine du Web au pays.
 
Au début des années 2000, il prend un pari risqué en s'intéressant aux jeux mobiles. En effet, à cette époque, les téléphones intelligents n'existent pas vraiment et le jeu sur cellulaires est encore embryonnaire. Agissant en vrai visionnaire, en 2001, il fonde Hexacto, une firme spécialisée dans le développement de jeux vidéo pour mobiles. Après quelques années, sa société est finalement rachetée par l'une des plus importantes dans le domaine, Electronic Arts.
 
Un amoureux de l'art contemporain
 
Outre ses activités d'entrepreneur, Alexandre Taillefer est un passionné d'art et, plus spécifiquement, d'art contemporain. Tant chez lui qu'à son bureau, on peut y admirer une imposante collection d'œuvres. Il avouait à Nathalie Petrowski, dans La Presse, qu'il aimait particulièrement les œuvres qui arrivaient à le bouleverser, voire à le choquer.
 
Son amour pour l'art et ses talents d'entrepreneur lui ont permis de présider le conseil d'administration de l'Opéra de Montréal, de 2006 à 2012. Il a travaillé d'arrache-pied pour redresser financièrement l'institution qui se dirigeait, aux dires de plusieurs, vers la faillite.
 
Voyant le bon travail qu'il avait fait avec l'Opéra de Montréal, Christine St-Pierre lui demande, en 2012, de siéger au conseil d'administration du Musée d'art contemporain, dans l'espoir qu'il réussisse le même exploit. 
 
Dans une récente entrevue chez Sympatico, Alexandre Taillefer expliquait son choix de participer à Dans l'œil du dragon. Il ne fait pas forcément ça pour devenir célèbre, mais plutôt pour stimuler l'entrepreneuriat québécois. Il a d'ailleurs avoué, et on a pu le voir à quelques reprises dans l'émission, qu'il choisissait souvent d'investir quand il pouvait faire confiance immédiatement ou presque à l'entrepreneur qui présentait son projet. Même si le projet est excellent, si l'entrepreneur n'est pas un passionné, il risque d'être moins tenté de sortir son chéquier.
 
Par ailleurs, il avouait que le dragon le plus coriace et agressif, selon lui, était François Lambert. C'est vrai qu'on a eu droit à quelques échanges musclés entre les deux hommes d'affaires. Pour ceux qui l'ignorent, nous avons fait, l'année dernière, une entrevue avec ce dragon perfectionniste, ainsi qu'un reportage vidéo (partie 1 et partie 2).

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