Il fut un temps où nos dirigeants étaient lucides et même visionnaires… Leurs décisions étaient basées sur le bien être présent et futur des citoyens. Ce temps est bien révolu, si bien que maintenant c’est le capitalisme et l’appât du gain seuls qui dirigent leurs actions, rien d’autre! Ils se demandent ensuite pourquoi ils n’ont plus la cote populaire. Cette mentalité a des répercussions dramatique sur le plan social, mais encore plus important; sur la nature et l’environnement.

En voici un exemple ici au Québec qui démontre bien cet aveuglement volontaire et cette quête de profits démesurée. Notre cher gouvernement a annoncé en grande pompe le 14 juin 2007, la création d’une chaire de recherche industrielle en éthanol cellulosique. Cette chaire profite d'un soutien financier de 1,5 M$ du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Elle compte aussi sur l'appui de cinq acteurs importants de l'industrie québécoise des biocarburants, Kruger, Ultramar, Éthanol Greenfield, CRB et Enerkem Technologies. Un investissement total de 3,25 M$ en cinq ans.

Voilà ce à quoi servent nos impôts! Trouver comment couper nos forêts pour en faire du carburant pour remplacer le pétrole. Quel visionnaire ce Charest!

On vante les mérites de cette technologie en disant que le procédé similaire à base de blé provoque de la spéculation sur le prix des céréales, alors que ce n’est pas le cas pour le bois.  

Alors voici ce que j’en pense, vue d’un scientifique. Au moins, quand on brule du pétrole, on ne coupe pas d’arbres. Alors, même si on produit du CO2, au moins on a les arbres (poumons de la terre) pour le re-transformer en O2 ‘’oxygène’’ et en cellulose ou xylane ‘’+ de bois’’.  C’est le principe de la photosynthèse. Ces cons ont financé un projet qui vise à détruire ce poumon ‘’les arbres’’ pour en faire du CO2. Alors si vous suivez bien le raisonnement, non-seulement on continuera de polluer en brulant l’éthanol qui provient du bois, en plus on a coupé ce bois qui permettrait de fixer le CO2. Résultat, Jean Charest, Kruger, Ultramar et compagnie on trouvé un moyen de décupler la vitesse de pollution de la terre par rapport à l’utilisation traditionnelle du pétrole. Je sais que je me répète, mais quels visionnaires!

Ils vous diront que ce procédé ne vise qu’à utiliser les déchets du bois… Mon œil!

En fait, nos amis ne sont pas très innovateurs, mais excellent pour manipuler. Le procédé est déjà connu depuis au moins 2005 et a été développé par des ingénieurs de l’université de l’état de New York. Selon les chercheurs, en adjoignant des bioraffineries aux papeteries américaines, on pourrait produire 9 milliards de litres d'éthanol par an. Tout ça qu’à partir de déchets du bois? Certainement pas. Un des avantages du bois selon eux, est qu’il se transporte facilement. Ils travaillent eux aussi à améliorer le procédé, mais y ont pensé avant nous.

En conclusion, je ne comprends pas comment ces dirigeants ‘’Charest et compagnie’’ on pu arriver à un bilan positif en transformant le bois ‘’poumon de la terre’’ en alcool ‘’combustible polluant’’, ici au Québec où on ne sait quoi faire de l’électricité. Je ne vois que l’incompétence et/ou un appât du gain insatiable relié au capitalisme. Malheureusement, C’est ce genre de personnes qui décide quoi faire de nos taxes et impôts. S’ils veulent des idées, ils devraient s’entourer de gens compétents et innovateurs. L’électricité disponible pourrait alors servir à transformé l’eau en hydrogène et oxygène pour en faire un combustible avec une pollution nulle autant lors de la production que lors de la consommation…

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