« Sony a beaucoup appris de ses erreurs ». C’est par cette phrase que le responsable des relations publiques de PlayStation Canada, Matt Levitan, a débuté la présentation de la PlayStation 4 à laquelle il m’a conviée. Accusée de snobisme et de se vautrer dans sa tour d’ivoire, Sony a dû réajuster ses stratégies et procéder à une importante restructuration de ses effectifs en vue de bien préparer le lancement de sa prochaine console. Réussira-t-elle ? Disons simplement que la firme met toutes les chances de son côté afin que la PlayStation 4 plaise au plus grand nombre !

Une console plus petite que je le croyais


Malheureusement, la PlayStation 4, la vraie, n’était pas sous tension lors de mon essai. Le seul démo que l’on m’a présenté, celui du jeu Knack, roulait sur un gros PC semblable à un kit de développement. Toutefois, j’ai quand même pu tenir le modèle final de la PS4 entre mes mains si ce n’était qu’il s’agissait d’une boîte vide.

Sony est consciente des blagues effectuées au sujet du design de sa console et en rit de bon cœur. Matt l’a d’ailleurs affectueusement appelée « l’efface » alors que je venais tout juste de la surnommer « la console italique ».

Ceci dit, sans pouvoir juger de son poids, je peux à tout le moins vous dire que la PS4 est plus petite que ce que je croyais. En fait, elle est un peu moins grosse que la version mince de la PlayStation 3 et à peine plus élevée lorsqu’elle est à l’horizontal. En raison de sa forme, elle tient aussi bien debout que couché. Bref, je m’attendais à une console un peu plus imposante, mais sa petite taille est loin d’être un défaut, surtout si, comme moi, plusieurs autres consoles garnissent déjà le meuble soutenant votre télévision !

Une manette différente, mais classique


Fort heureusement, j’ai pu tenir la manette DualShock 4, la vraie. C’est un sentiment étrange que l’on ressent lorsqu’on la serre entre nos paumes puisqu’on a l’impression de la connaître même si elle est différente. Ainsi, les boutons Carré, Cercle, X et Triangle sont aux mêmes endroits si ce n’est que Sony a légèrement creusé les gâchettes afin que vous ayez davantage l’impression d’appuyer dessus lorsque vous les pressez. Le bouton Share a été rajouté à la gauche de la surface, question de vous permettre de partager aisément des vidéos de vos séances de jeu en ligne, tandis qu'un nouveau bouton Options sera présent à la droite du pavé tactile. Sur le devant de la manette, une surface lumineuse interagira avec la caméra de la PlayStation 4 et changera de couleur en diverses occasions.

La manette est aussi munie d’un pavé tactile pouvant également être pressé. Par ailleurs, elle est dotée de deux manches plus longs que ceux des autres manettes de Sony. Personnellement, je vois très bien cette manette être utilisée dans les jeux de conduite avec une reconnaissance de mouvements.

Matt m’a affirmé que la manette est légèrement plus lourde qu’une manette de PlayStation 3 en raison de ce qu’elle renferme. En toute honnêteté, vous remarquerez à peine cette différence. Oui, elle est un peu plus pesante, mais vous ressentirez à peine ce poids dans vos poignets lorsque vous jouerez. Et puisqu’elle épouse si bien la forme des paumes, la DualShock 4 est une excellente manette au design certes très rapproché de la DualShock 3, mais apportant en même temps quelques nouveautés n’ayant que très peu d’impact au niveau de sa lourdeur. Bon travail de Sony !

La DualShock 4

Des jeux indépendants et un essai m’ayant laissé indifférent


L’un des points sur lequel Sony veut se concentrer pour la prochaine génération est l’importance des jeux indépendants. Matt a déclaré que Sony n’avait que faire des jeux indépendants aux débuts de la PlayStation 3, mais que graduellement, ils ont pris une telle importance qu’ils ont modifié le visage de l’industrie du jeu vidéo. De ce fait, Sony a voulu conclure le plus de partenariats possible afin de s’assurer qu’un maximum de studios indépendants apporteraient leurs titres sur PlayStation 4. C’est pourquoi, au lancement, plus de la moitié des jeux de la PS4 proviendront de studios indépendants et pourront être téléchargés.

Or, je n’ai pu essayer aucun de ces jeux puisque, tel que dit plus haut, le seul jeu m’ayant été montré fut Knack. En fait, j’ai eu la malchance d’assister à cette présentation de la PlayStation 4 alors que le Comic-Con de Montréal débutait, Sony ayant organisé ses activités autour de cet événement. De ce fait, les démos de jeux comme DriveClub étaient tous rendus au Comic-Con et plus disponibles pour les journalistes.

Ceci dit, au niveau de Knack, je dois avouer que je suis resté indifférent par rapport à ce jeu de plates-formes conçu par l’un des ingénieurs de la PlayStation 4. Ce jeu destiné aux enfants a du charme et du potentiel, mais ne m’a pas impressionné. En outre, ses mécaniques sont classiques et en l’absence d’explications, je n’ai pas vraiment compris plusieurs aspects du jeu. Par exemple, je sais que le gobelin que l’on incarne peut absorber des matières premières dans les décors, mais j’ignore à quoi cela pouvait bien servir hormis le fait que mon personnage est devenu énorme à la toute fin du démo.

Du reste, Knack ne m’a pas vraiment jeté à terre. Au niveau du graphisme, on retrouve des jeux plus jolis sur les PlayStation 3, Xbox 360 et, surtout, Wii U. Les couleurs étaient vives, mais les textures n’avaient rien à envier aux plus récents jeux de la dernière génération. Pire, certaines animations étaient tout simplement étranges, dont les scènes où j’ai vu des policiers encourager mon gobelin alors que, quelques secondes plus tard, je pouvais observer des humains fuir en panique à mon arrivée. Beaucoup de ralentissements étaient aussi visibles un peu partout.

Ceci dit, la version de Knack que j’ai pu essayer était clairement en cours de développement et non finale. Il faut donc tenir cela en compte puisque je pense que le jeu, au sein des studios de Sony, est déjà meilleur que ce que j’ai pu essayer. Il n’en demeure pas moins que malgré mon intérêt envers la PlayStation 4, l’essai de cet unique jeu ne m’a pas poussé à vouloir acheter une console dès son premier jour de mise en vente.

Le jeu Knack

Bref


Suis-je intrigué par la PlayStation 4 ? Oui. Suis-je impressionné ? Pas encore. Certaines personnes m’ont demandé si mon essai de la console me poussait à la recommander dès le jour 1. Je vous dirais que non, rien ne m’a incité à pousser quelqu’un à se la procurer dès sa mise en vente. En plus de cela, plusieurs jeux d’envergure verront le jour sur PlayStation 3 cet automne, dont Beyond : Two Souls et Gran Turismo 6.

Cependant, il ne faut pas oublier que cela prend un certain temps avant qu’une console prenne son envol. Après tout, au sein des studios, on affirme que cela prend environ 5 ans avant de connaître réellement l’architecture d’une console. De ce fait, je pense que le meilleur est à venir pour la PlayStation 4, et ce même si cela risque de prendre quelques mois avant de réellement la recommander !

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