BORNES ÉLECTRIQUES

Lorsqu’on s’imagine prendre la route des vacances, il est facile de se voir au volant d’une voiture qui nous fait rêver. Cependant, selon le type de périple qu’on choisit, le véhicule peut varier. Par exemple, si le parcours envisagé est une balade sur la Pacific Coast Highway, en Californie, c’est à une décapotable qu’il faut songer. Si c’est une randonnée en forêt qui vous interpelle, un Jeep Wrangler devrait dominer vos pensées.

Pour un road trip plus conventionnel, une foule de véhicules peuvent faire l’affaire. Cependant, lorsqu’on fait la liste des produits idéaux pour ce genre de déplacement, l’effet entonnoir agit rapidement et réduit les candidats à une poignée. Parmi cette liste se trouve la Volvo XC70, peut-être la voiture idéale pour prendre la route des vacances.

J’ai eu l’occasion de passer du rêve à l’acte récemment. C’est au volant d’une édition 2013 que j’ai entrepris mon dernier road trip au pays de l’Oncle Sam. Ce dernier m’a mené à Boston, en passant par Philadelphie, Baltimore et Washington. Quelque 2600 kilomètres parcourus en une dizaine de jours, bien assez pour pouvoir poser un verdict sur la bagnole.

Alors, parfaite pour le road trip, cette Volvo?

La configuration


Les voitures familiales ne pullulent plus sur nos routes. Il n’en reste que quelques-unes. Elles ont bien sûr été remplacées par les véhicules utilitaires sport. Une question de goût, de mode. En ce qui me concerne, même si certains VUS me parlent, je vénère encore les bonnes vieilles familiales.

Ainsi, la configuration même de la Volvo XC70 se prête au pilage de bagages dans le compartiment arrière. On peut bien sûr en mettre jusqu’au plafond, mais si on réussit à voyager léger, il est possible de cacher tout ce qu’on fout dans l’espace arrière sous une toile qui sert à éloigner les curieux. C’est magique et rassurant lorsqu’on laisse quelques objets précieux dans la voiture pour aller visiter un musée ou casser la croûte dans un resto bordant l’autoroute.

En prime, la XC70 est spacieuse, ce qui signifie qu’au besoin, d’autres valises et sacs peuvent loger sur la banquette arrière, si bien sûr cette dernière n’est pas occupée par les enfants.

Le confort


Un voyage en voiture s’accompagne souvent de longues distances à parcourir au cours d’une seule et même journée. En conséquence, la voiture idéale doit nous proposer un degré de confort intéressant. Avoir le dos en compote en vacances n’est pas souhaitable. Sur ce plan, les sièges de la XC70 sont absolument parfaits. Lors de mon voyage, deux journées de 10 heures ont été passées à bord. Jamais le moindre inconfort. Voilà qui en dit long sur la configuration des baquets avant. Si ces derniers manquent un peu d’appui, voilà leur seule lacune.

Le confort, ça passe aussi par l’expérience livrée par la voiture. Sur ce point, c’est simple, la XC70 est l’une des bagnoles les plus confortables qui soient sur l’autoroute. Sa suspension feutre très bien les imperfections du bitume et on a l’impression de rouler, la plupart du temps, sur un tapis. Même en virage, elle montre un bel aplomb.

Puisque rien n’est parfait, sur surface bosselée, en virage, il faut bien tenir les guides, car le débattement de la suspension fait en sorte qu’on se retrouve parfois légèrement déporté.

Le système GPS


Comme les choses ont changé! Alors qu’on devait jadis maîtriser l’art de lire une carte routière pour bien se retrouver en terrain inconnu, voilà qu’on n’a qu’à se laisser guider par le système GPS de la voiture pour rallier ses destinations. J’ai eu l’occasion de tester en long et en large celui de la Volvo qui s’est avéré, dans l’ensemble, d’une précieuse aide.

Cependant, il a réussi à me faire pester. Trop souvent, ses indications sur la proximité d’un endroit où il faut effectuer un virage ou emprunter une bretelle sont imprécises, de sorte qu’on se retrouve coincé. Le seul repère sans faille demeure la distance en mètres de la proximité d’un endroit, indiqué sur l’écran de navigation. Le problème, c’est que ça exige de quitter les yeux de la route un peu trop souvent.

N’empêche que dans l’ensemble, il fait le travail.

La consommation


Parcourir 2600 kilomètres en voiture exige la prévision d’un budget pour l’essence. Ce dernier va bien sûr varier en fonction du véhicule. Au volant d’une Volkswagen à moteur diesel, c’est simple, il faut prévoir 5 litres aux 100 kilomètres, donc 130 litres d’essence, soit environ 130 $ (le litre est environ à 1 $ aux États-Unis).

Au volant d’une voiture qui consomme le double, vous le devinez, la facture augmente d’autant. Qui plus est, si le moteur réclame de l’essence super, la note grimpe encore.

C’est malheureusement le cas pour la XC70. Et s’il y a un point où cette dernière profiterait d’une amélioration, c’est en ce qui a trait à la consommation. C’est à peine si nous avons maintenu une moyenne sous la barre des 10 litres aux 100 kilomètres.

À l’aube de 2014, c’est trop.

Conclusion


Malgré sa consommation d’essence un peu trop élevée, la XC70 s’est avérée une excellente voiture pour effectuer un road trip. Confort, espace de rangement, conduite rassurante, tout y est.

Parfaite? Pas tout à fait. Mais puisque la perfection n’est pas de ce monde…

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