BORNES ÉLECTRIQUES

J’adore couvrir les jeux vidéo. C’est une passion que je nourris depuis plus de 15 ans et qui me motive jour après jour. Par contre, elle a aussi un effet pervers. Si j’ai joué à d’innombrables et excellents jeux depuis mon enfance, j’ai aussi perdu des centaines d’heures à jouer à des jeux exécrables, bien souvent pour vous dire de ne pas les acheter. Parce que j’aime parfois me torturer l’esprit en évoquant de mauvais souvenirs, voici 10 jeux qui n’auraient jamais dû voir le jour tant ils sont une plaie pour le monde du jeu vidéo, ah! et puis pour l’humanité entière tiens!

Captain Novolin


Controns la malbouffe en développant un jeu sur les saines habitudes alimentaires! C’est l’idée derrière
Captain Novolin, un titre à l’idée certes noble, mais très douteux sur tout le reste. Voyez-vous, vous y contrôliez le superhéros raté qu’est le capitaine Novolin, qui devait combattre des ennemis prenant la forme de malbouffe. Or, question de garder votre taux de glucose à un bon niveau, vous deviez aussi manger des repas santé. 

Non seulement était-ce bizarre, mais en plus, le jeu était extrêmement difficile et les contrôles ne répondaient pas du tout. Bref, de quoi éloigner les enfants des carottes, brocolis et choux de Bruxelles pour la vie! 


WWE Crush Hour 


En 2006, question de presser bien comme il faut le citron de la lucrative série de jeux WWE, THQ a eu l’idée de développer un jeu utilisant les lutteurs de cette franchise… dans un jeu ne contenant pas de lutte. Que deviez-vous donc y faire? Conduire dans un monde violent semblable à celui des films
Death Race avec les Stone Cold Steve Austin, The Rock, Trish Stratus et compagnie. Bref, dès le départ, ça n’avait aucun but et ça ne faisait pas plus de sens lorsqu’on y jouait! 


DragonBall Evolution 


Pourquoi ce jeu n’aurait jamais dû sortir? Eh bien, de prime abord, il fut inspiré d’un film exécrable ayant allègrement massacré les rêves d’une génération qui souhaitait voir
DragonBall au grand écran. Ensuite, des jeux DragonBall, il y en a tellement eu depuis une dizaine d’années qu’on ne les compte même plus. Du coup, le développement de DragonBall Evolution était tout bonnement inutile, d’autant plus que le jeu final était atroce (quoique en considérant le film dont il était issu, il aurait été difficile de faire mieux). 


Daikatana 


Avant sa parution,
Daikatana était un jeu extrêmement attendu. Pourquoi? Parce qu’il s’agissait du nouveau projet de John Romero, l’un des créateurs de Doom et Wolfenstein 3D. Or, le jeu a été un désastre complet. Non seulement a-t-il épuisé l’équipe l’ayant créé, mais en plus, il ne s’est vendu qu’à 200 000 exemplaires alors qu’il a coûté une fortune à développer (Eidos a notamment injecté 21 millions de dollars pour le concevoir). 

Non seulement
Daikatana était-il mauvais, mais en plus, il fut publicisé avec des slogans très suggestifs et arrogants tels que « John Romero va faire de toi sa pute » et « Suce-la ». Ce qui devait être le joyau de Romero aura finalement été une fatalité pour ce dernier. D’ailleurs, qui a entendu parler de Romero depuis? 


Kinect Star Wars 


L’idée à la base de
Kinect Star Wars est un orgasme pour tout fan de la saga de Georges Lucas. Imaginez, manipuler un sabre laser grâce à la technologie de la Kinect! Or, le jeu fut une déception totale et n’aurait jamais dû paraître dans l’état où il était. Les contrôles répondaient mal, se battre au sabre laser n’avait rien d’un duel épique entre Obi-Wan et Anakin et le jeu était truffé d’activités assez étranges, le jeu de danse dans le bar de Tatooine venant en tête de liste. La Force n’était assurément pas avec ce jeu!

 

Pokemon Channel 


Plus haut, lorsque j’ai évoqué
WWE Crush Hour, je mentionnais que THQ avait pressé le citron de la franchise WWE. Or, avec Pokemon Channel, Nintendo a fait bien pire avec Pokemon. Se basant sur la popularité de la série et, surtout, sur celle de Pikachu, la firme japonaise a lancé ce « jeu » sur GameCube à plein prix. Je mets le terme « jeu » entre guillemets parce que Pokemon Channel n’en est pas un. Tout ce que vous aviez à faire dans ce titre était de regarder Pikachu allumer la télévision et écouter des émissions mettant en scène d’autres Pokemons. Presque intéressant. 


Tous les Zelda parus sur CD-i 


Un jour, Nintendo s’est dit : « Hey, massacrons l’une de nos séries les plus populaires en donnant notre accord à Phillips pour sortir trois jeux
Zelda sur son obscure console CD-i! » Encore aujourd’hui, je ne m’explique pas cette erreur de jugement de Nintendo. Si la majorité des Zelda sont excellents, ces trois titres leur font tout simplement honte, n’ayant pas l’ombre de la qualité des jeux de la série parus sur les consoles de Nintendo. Pour ajouter l’insulte à l’injure, Link est soudainement devenu très efféminé dans ces jeux, ayant une voix faisant autant frissonner que des ongles sur un tableau et des lèvres tellement roses qu’on a l’impression qu’il est allé jouer en cachette dans la trousse à maquillage de Zelda! 


Imagine Party Babyz 


Ubisoft est vraiment allée dans toutes les directions avec la série
Imagine. Et quand je dis toutes, c’est vraiment toutes. Imaginez (aucun jeu de mots ici), la firme a même eu l’idée de développer un jeu intitulé Imagine Party Babyz dans lequel on voit des bébés en train de festoyer et de compléter différentes activités comme ramper le plus loin possible ou compter le plus de moutons pour s’endormir. J’ose à peine imaginer qui a vu la pochette du jeu et s’est dit : « Hey, ça a l’air le fun de faire le party avec des bébés virtuels, je vais l’acheter! ». 

E.T. 


Développer un jeu sur un film à grand succès, c’est louable et tout à fait légitime. Mais lorsque le résultat est semblable à
E.T., c’est impardonnable. Sans queue ni tête, E.T. n’avait rien à voir avec le film du même nom. Oui, on contrôlait bien le petit extraterrestre au cou extensible, mais on ne savait pas trop pourquoi. Tout ce qu’on faisait était de passer d’un écran à un autre encore… et encore… et encore. Le jeu était si mauvais que certains lui attribuent le crash du jeu vidéo survenu peu de temps après sa sortie. 

Superman 64 


Pauvre, pauvre Superman. L’un des principaux héros de DC Comics n’a vraiment pas la vie facile dans les jeux vidéo, spécialement depuis l’époque de
Superman 64. Décrit par plusieurs comme étant le pire jeu de l’histoire (oui, oui, devant E.T. !), Superman 64 n’avait aucun sens. Plutôt que de planer dans le ciel dans un monde ouvert, on ne faisait que passer dans d’étranges cercles d’argent, et ce, lorsqu’on y arrivait. Le jeu était si mauvais qu’on peinait à compléter cette seule et unique activité. Oh! et que dire des graphiques, qui faisaient saigner des yeux quiconque osait même regarder une image du jeu! 


Sources des photos : gameinformer.com, tomshw.it, news.softpedia.com, joystiq.com, cdaccess.com. egmnow.com, gamekult.com

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