BORNES ÉLECTRIQUES

La Ligue nationale de hockey ne compte peut-être pas d’athlètes aux personnalités aussi flamboyantes que la NBA ou la NFL, mais elle a tout de même aligné au fil des ans des hommes avec des habitudes, des « looks » ou des superstitions assez excentriques!

On vous propose aujourd’hui les dix premiers acteurs de la LNH, sur la vingtaine qu’on vous présentera, qui vous feront dire « Ben voyons donc! ».

La plupart des liens insérés dans le texte vous amèneront vers des vidéos qui montrent les séquences qui leur sont associées.

20 - Maxim Lapierre

Lapierre s’est rapidement établi comme l’un des plus pires agitateurs de la LNH alors qu’il évoluait à Montréal. Il aime frapper et il est un joueur extrêmement exubérant sur la glace.

Il n’a rien changé à son style de jeu une fois à Vancouver et même en vieillissant, rien ne semble indiquer que Lapierre deviendra plus sage!

Et si vous visionnez le montage ci-dessus en entier, vous constaterez que le Québécois n’est pas excentrique que dans ses comportements, mais aussi dans la façon dont il se démarque et réussit à inscrire ses buts! Il touche souvent la cible en interceptant une passe, en créant un revirement ou carrément en distrayant le porteur de la rondelle.

Il n’est pas rare de le voir se moquer littéralement de ses adversaires, comme sur cette séquence avec Patrice Bergeron des Bruins.

19 - Ryan Miller

Ryan Miller est un peu spécial, à l'instar de beaucoup de gardiens comme vous le verrez. Dans le cas du portier des Sabres, ce n’est pas sa routine de match qui est si particulière, mais le fait qu’il ne se gêne pas pour dire ce qu’il pense.

Ses rencontres avec les membres des médias semblent être pour lui un exutoire!

Reportons-nous au 12 novembre 2011, le club de Buffalo affronte celui de Boston. En première période, Milan Lucic obtient une échappée face à Miller, ce dernier sort très loin de son filet et l’attaquant des Bruins choisit de le frapper au lieu de lancer vers la cage.

Miller est blessé sur la séquence et retraite à son vestiaire. Normalement, l’athlète se serait dirigé vers la clinique pour ensuite passer à la douche, puis il aurait quitté, mais pas Miller, pas ce soir-là!

Il est demeuré dans le vestiaire pendant près de deux heures à attendre les scribes, simplement pour leur mentionner à quel point il considérait que Lucic était, et je cite, « un tas de merde ».

Lors des séries de 2012, il a également partagé ses pensées avec les journalistes au sujet des critiques qui concernaient sa tenue :

« Je ne porte pas attention à ceux qui parlent de mon jeu en ce moment. Je n'ai pas besoin d'écouter toute cette bullshit, ces gens-là n’ont aucune idée de ce que c’est de défendre un but. Je m’en câl*sse totalement. »

Source image : Agence QMI

18 - Chris Chelios

Chris Chelios s’est assagi avec le temps et puisqu’il a joué jusqu’à l’âge de 43 ans, les plus jeunes d’entre vous se souviennent surtout d’un Chelios plutôt posé. Toutefois, lors du lock-out de 1994, le défenseur avait fait une déclaration qui disait à peu près ceci :

« Si j’étais Gary Bettman, je m’inquièterais pour le bien-être de ma famille. »

Ses menaces à peine déguisées à l’endroit du grand boss de l’entreprise qui l’employait, à la télévision, valent à Chelios de figurer dans la présente liste!

Il avait aussi été suspendu en 1993-94 pour avoir poussé un juge de ligne qui tentait d’intervenir dans un de ses combats.

Dans la catégorie du manque de respect envers l’autorité, on peut aussi mentionner les rumeurs au sujet d’une aventure qu’il aurait eue avec la femme de l’un des directeurs généraux qui l’ont embauché durant sa carrière…

Les plus âgés se souviendront également de l’épisode entre Chelios, alors membre des Canadiens, et Ron Hextall. Le joueur du CH avait suffisamment dérangé le gardien des Flyers durant une rencontre éliminatoire pour que ce dernier se rue sauvagement sur lui, une mêlée générale légendaire s’en était suivie.

17 - Jeremy Roenick

Il n’y a peut-être aucun autre joueur de la LNH, avant et après lui, qui a « abusé » des médias autant que Roenick!

On se souvient tous de l’histoire qui a mené à la déclaration de Patrick Roy au sujet de ses bagues de la Coupe Stanley dans ses oreilles.

Une fois sa carrière sur la glace terminée, il s’est joint à l’équipe d’analystes d’ESPN. Il ne s’est pas gêné pour contredire son collègue Mike Millbury en ondes.

Roenick s’est également fait remarquer en pleurant à chaudes larmes à la télévision nationale après la victoire de la Coupe Stanley des Blackhawks face aux Flyers, deux de ses anciennes équipes.

16 - John Tortorella

Bien que Jeremy Roenick soit le hockeyeur qui s’est le plus fait remarquer avec des déclarations dans les médias, on peut en dire autant de John Tortorella lorsqu’on parle des entraîneurs!

Chaque entrevue et chaque point de presse de Tortorella est un véritable spectacle! Il multiplie les commentaires sarcastiques, il ne se gêne pas pour dire exactement ce qu'il pense de la façon dont son équipe joue et il n’a aucune retenue lorsque vient le temps de parler des joueurs qui ne sont pas à la hauteur des attentes.

Presque tous les journalistes apprécient grandement les déclarations juteuses de Torts, presque tous, sauf Larry Brooks, du New York Post, à qui l’entraîneur a déjà refusé de répondre à ses questions, en ajoutant qu'il pouvait bien écrire ce qu’il voulait en étant aussi sarcastique qu’il devait l’être avant de presque l’inviter à se battre et de lui dire cavalièrement de s’éloigner de lui!

La série 24/7 nous a permis de voir comment il s’adressait à ses hommes dans l’intimité du vestiaire…

C’est son attitude qui l’a sorti de New York à la fin de la dernière campagne, mais il s’agit de la même raison qui a poussé Mike Gillis, le directeur général des Canucks, à l’embaucher pour diriger le club de Vancouver cette année.

Lors de sa première conférence de presse devant les médias de la côte ouest canadienne, il n’a pas mâché ses mots!

« If you’re a good loser, then you're a loser! »

15 - P.K. Subban

En plus de produire offensivement, Subban dérange l’adversaire, autant par son style de jeu que par son attitude et ses paroles!

On connaît bien P.K. à Montréal, puisqu’il ne rate jamais une occasion d’apparaître dans les médias ou de s’associer à une campagne publicitaire. Il aime être sous les feux de la rampe et il ne s’en cache pas. Même un bulletin de météo devient excitant avec lui!

Sur la glace, peu de défenseurs ont son talent pour transporter la rondelle et dans les médias, peu de hockeyeurs sont aussi affables que lui! Il est probablement celui qui s’approche le plus des personnalités flamboyantes que l’on retrouve notamment dans le football et le basketball.

Subban est en voie de confirmer son appartenance à l’élite de la LNH après avoir remporté un premier trophée Norris la saison dernière. Le choix de son veston pour l’occasion traduisait bien à quel point il est unique en son genre!

Source image : Agence QMI

15 - Raymond Bourque

Bourque est un défenseur qui a connu une carrière fantastique avec une fin qui lui a permis de figurer instantanément parmi les légendes de la LNH. Le secret de ses succès résidait-il dans la superstition assez particulière qu’il a pratiquée tout au long de sa carrière?

Le défenseur québécois changeait les lacets de ses patins avant chaque match, et ​​entre chaque période! Ce qui veut dire qu’avec son total de 1826 matchs en carrière, il a utilisé au moins 5478 paires de lacets!

Source image : Agence QMI

14 - Wayne Gretzky

On se souvient, avec raison, de Wayne Gretkzy comme du meilleur hockeyeur de l’histoire de la LNH, mais on oublie qu’il a aussi une personnalité un peu particulière.

Un peu comme Subban et Ryan Miller, mentionnés plus tôt, Gretzky appréciait la présence des médias et osait dire ce qu’il pensait la plupart de temps.

À la suite de son premier match de huit points dans la LNH (vidéo ci-dessus), Gretzky, alors interviewé par un journaliste du Edmonton Sun, a répondu à une question au sujet du club adverse, les Devils, en qualifiant l’organisation du New Jersey « d’équipe Mickey Mouse »…

Mais ce qui lui vaut une place dans le présent palmarès est davantage la superstition qui entourait son rituel d’hydratation entre les périodes.

Il avait l’habitude de consommer, lors de chaque entracte, toujours dans le même ordre, un Coke Diète, de l'eau glacée, un Gatorade et un second Coke Diète!

13 - Stan Mikita

Stan Mikita a joué à une époque bien différente, comme en témoigne la photo ci-dessus prise dans le vestiaire des Blackhawks.

Les joueurs ne portaient pas de casques, les gardiens ne portaient pas de masques et fumer dans les vestiaires était chose commune. Certains joueurs ont même fait de la publicité pour les compagnies de tabac!

Mikita est considéré comme l’un des meilleurs joueurs de centre des années 60. Tout au long de sa carrière, il avait une routine « qui lui portait chance », selon ses dires.

Il fumait une cigarette entre chaque période et la jetait par-dessus son épaule gauche lorsqu’elle était terminée.

Oui, fumer peut nuire à votre santé, mais ça n’a pas nui aux chances de Mikita d’entrer au Temple de la renommée!

Guy Lafleur était aussi un fumeur régulier d’ailleurs!

Et plus récemment, un gardien du Canadien a été pris en train de fumer… De même que Miikka Kiprusoff et Dion Phaneuf, ainsi qu’Alex Semin!

Source image : Flikr.com

12 - Brent Burns

Le défenseur Brent Burns avait presque des airs de jeune premier lors de son repêchage en 2003 par le Wild du Minnesota, mais depuis 2009, il semble prendre plaisir à repousser les limites de sa pilosité!

Une image vaut mille mots!

Source image : Puck Daddy

11 - Pelle Lindbergh

Pelle Lindbergh est un autre bel exemple de combien excentriques les gardiens de but peuvent être!

Le cerbère des Flyers portait un t-shirt sous son équipement à chaque match. Toujours le même, pas seulement le même modèle ou la même couleur, mais exactement le même chandail, pendant toute sa carrière.

Lindbergh n'a jamais permis que son t-shirt soit lavé et lorsqu’il a commencé à se déchirer, le gardien le recousait dans le vestiaire!

Il ne buvait également qu’une seule sorte de boisson gazeuse suédoise, qui devait lui être apportée par le même responsable de l’équipement et qu’il ne prenait qu’avec sa main droite.

Sans oublier que dans sa boisson, il devait y avoir deux cubes de glace!

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