Le Québécois Georges St-Pierre n’a peut-être que 32 ans, mais cela ne l’empêche pas d’envisager la retraite en tant que combattant. Son entraîneur Firas Zahabi en a parlé récemment sur les ondes de TVA Sports. Et ce n’est pas la première fois que cette rumeur, ou plutôt cette possibilité, est évoquée. D’ailleurs, l’ancien gérant de Georges St-Pierre et actuel chroniqueur sur rds.ca, Stéphane Patry, a écrit un article au printemps 2012 dans lequel il mentionnait, à la suite d'une rencontre dans un restaurant avec son ancien poulain, que ce dernier projetait à l’époque de conclure sa carrière après trois autres combats. Depuis, il a battu Nick Diaz et s’apprête à affronter Johny Hendricks le 16 novembre prochain à Las Vegas. Le troisième et dernier combat de ce scénario évoqué au printemps 2012 l’opposait à Anderson Silva.

Voici l'article en question de Stéphane Patry sur rds.ca : Le plan secret

Partir au sommet

Chose certaine, il est clair que le Québécois ne veut pas étirer sa carrière et qu’il souhaite conclure alors qu’il est au sommet. Georges est déjà le combattant (à égalité avec Matt Hughes) qui a le plus grand nombre de victoires à l’UFC, avec 18, et il partage, avec Anderson Silva, le record de victoires dans des combats de championnats de l’UFC avec 11 succès. Malgré une séquence de 11 victoires consécutives, le champion des 170 lb sait qu’il ne pourra pas éternellement dominer ses adversaires. Georges se retrouve sensiblement dans la même situation que se trouvait Matt Hughes en 2006 lorsque le Québécois a défait l’Américain pour lui ravir sa ceinture. À l’époque, Hughes venait d’avoir 33 ans et à la suite de cette défaite contre GSP, sa carrière s’est terminée avec trois défaites par KO lors de ses six derniers combats.

L’athlète qui fait la fierté du Québec connaît mieux que quiconque les sacrifices nécessaires afin d’avoir du succès en arts martiaux mixtes. La seule fois où sa préparation n’a peut-être pas été adéquate, il s’est fait surprendre et a mal paru contre Matt Serra. Rapidement, il a vengé sa défaite avec l’une de ses victoires les plus brutales à l’UFC 83, en 2008, à Montréal lorsqu’il a récupéré sa ceinture contre ce même Serra. Le sport des arts martiaux mixtes ne pardonne pas. Pour espérer avoir du succès, il faut être affamé, puis que la tête et le corps soient à 100 %. 

Dans un précédent article sur le champion québécois, je vous faisais part de l’éthique de travail de ce dernier. Personne ne se prépare mieux que lui, mais vient un jour où le physique et surtout le « mental » ne peuvent plus suivre ce rythme inhumain. Georges est en préparation pratiquement 365 jours par année. Contrairement au hockey, il n’y a pas vraiment de saison morte en arts martiaux mixtes et surtout pas pour un champion de l’UFC. La pression est énorme. Georges est l’homme à abattre chez les 170 lb et tous les combattants de la planète rêvent de mettre fin à son règne. Advenant une autre défense de ceinture fructueuse contre Hendricks, le champion n’aura pas eu le temps de comprendre qu’il a gagné avant qu’il ne se fasse déjà défier par d’autres combattants, plus jeunes et plus affamés.

Précédent article sur GSP : Georges St-Pierre : 5 raisons qui expliquent son succès

Stratégie de négociation ou la fin approche vraiment?

La carrière de Georges St-Pierre est tellement bien gérée que c’est difficile de ne pas penser que cela pourrait être une stratégie de négociation afin d’obtenir une entente encore plus lucrative avec l’UFC. L’athlète québécois fait beaucoup d’argent avec ses bourses de combattants à l’UFC, ainsi qu'avec les produits dérivés et ses commanditaires. Néanmoins, je crois effectivement que la carrière de GSP, surtout s’il bat Johny Hendricks à l’UFC 167, tire à sa fin. Toutefois, je ne crois pas que son prochain combat sera le dernier. Je vois plutôt une fin plus spectaculaire et mieux orchestrée pour celui qui ira directement au Temple de la renommée de l’UFC une fois sa carrière complétée.

Plus à propos du prochain combat de Georges St-Pierre :

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