L’aspartame, l’édulcorant qui remplace le sucre dans les boissons gazeuses, est une molécule qui ne fait pas l’unanimité. Malgré que les institutions gouvernementales clament son innocuité, plusieurs chercheurs et intervenants sortent le drapeau rouge. Théorie du complot? Lobbying de l’industrie?

Un édulcorant est une molécule sucrante contenant moins de calories ou pas du tout. On l'utilise donc pour remplacer le sucre et, ainsi, l’industrie peut utiliser les termes « léger » ou « 0 calorie », lesquels ont la cote ces dernières années. L’aspartame est l’édulcorant le plus connu. À quantité égale, il a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur à celui du sucre. Il a été découvert par erreur par la compagnie de produits chimiques Searle en 1965. Aujourd’hui, plus de 5000 produits de consommation en contiennent, de la gomme à mâcher à certains jus. La molécule est composée de deux acides aminés, l’acide aspartique et la phénylalanine, et d’un méthanol.

Au Canada, elle est légale depuis 1981. Santé Canada affirme que des additifs comme l’aspartame sont assujettis à des contrôles rigoureux.  Plusieurs épreuves toxicologiques sur des animaux et études cliniques sur des humains ont été produites, et rien n’indique que sa consommation poserait un danger pour la santé. Alors, 90 pays, dont les États-Unis et les pays européens, l’ont jugé sans danger. La dose journalière admissible (DJA) est fixée à 40 mg/kg de poids corporel. Santé Canada réfute même plusieurs allégations, par exemple que la toxicité de la faible quantité de méthanol produite lors de sa digestion serait sans fondement et qu’une tasse de jus de tomate produirait plus de méthanol qu’une tasse de boisson gazeuse « diète ».

Malgré une « absence de preuves » sur les quelconques dangers de l’aspartame, il existe plusieurs détracteurs de ce produit. Certains chercheurs et médecins ont littéralement déclaré la guerre à l’aspartame et à l’industrie alimentaire. Plusieurs d’entre eux se retrouvent dans le documentaire de Marie-Monique Robin intitulé Notre poison quotidien. Il y est expliqué que la FDA, l’agence gouvernementale américaine, s’est fiée aux études de la compagnie Searle, responsable de sa découverte, afin de fixer la DJA. Or, plusieurs études animales qui suivaient la DJA ont obtenu des résultats inquiétants. Le Dr John Olney, neuropsychiatre, est l'un des chercheurs responsables de ces premières études. Il montre que l’acide aspartique est une excitotoxine : elle surexciterait les neurones jusqu'à leur mort. À long terme, cela causerait des dommages au cerveau et une panoplie de symptômes (maux de tête, épilepsie, etc.). Des tests sur les rats ont montré une augmentation de lymphomes, de leucémies et de tumeurs mammaires.

Bref, si pour les institutions le débat est clos, il semble en réalité loin de l’être pour plusieurs. À vous de vous faire une opinion sur le sujet, en faisant bien attention de consulter des sources fiables. Je conclue en disant que nous devons produire davantage d’études sur plusieurs années.

 

- http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/addit/sweeten-edulcor/aspartame-fra.php

- Marie-Monique Robin, Notre poison quotidien, http://youtu.be/29yFtHLvaIo.

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