La Mazda 3, c’est le pain et le beurre de Mazda. Mondialement, elle représente le tiers des ventes de toute la gamme. Au Québec, là où on aime bien les petites voitures, cette proportion gravite autour de 50 %.

Depuis l'arrivée de la Mazda 3 sur le marché québécois, en 2003, il s’est développé une histoire d’amour entre elle et les gens d’ici. Cependant, comme bien des relations fusionnelles, il y a eu des hauts et des bas, ces derniers étant marqués par les problèmes de rouille désormais légendaires, notamment. 

On nous répète que c’est chose du passé; c’est à souhaiter. Chose certaine, voilà un élément que l’on ne peut évaluer lorsqu’on fait l’essai d’une nouvelle voiture. 

Troisième génération

La nouvelle Mazda 3 marque le passage à la troisième génération du modèle. Pour la première fois, l’entièreté est signée Skyactiv (châssis, structure et moteur). On se rappellera que les dernières moutures de la dernière génération ont profité de l’économique moteur Skyactiv, mais uniquement de lui. Là, tout a été pensé avec en toile de fond la philosophie de construction de Mazda. Notez que la 3 profite d'une structure unique.

Esthétiquement, on reconnaît la nouvelle signature du constructeur, introduite sur les modèles CX-5 et Mazda 6. Le museau, très réussi, confère une allure agressive au modèle. À l’arrière, c’est une Mazda 3 élargie qui se présente à nous, du moins en apparence. Dans les faits, elle est plus large de 4 cm, mais plus courte de près de 5 cm sur la version à hayon. 

Qu’importent les dimensions, ça plaît à l’œil, qu’on admire du devant, du côté ou de l’arrière. On a, encore une fois chez Mazda, accouché d’une voiture à l’esthétisme réussi. 

Habitacle épuré

À bord, la note attribuée ne peut être aussi reluisante. D’abord parce que la marche est haute, mais aussi parce qu’on a préféré la simplicité à l’audace. D’ailleurs, s’il y a un reproche que l’on peut adresser à Mazda, il concerne ses habitacles; ça manque de vie. 

Ainsi, la planche de bord de la 3 n’a rien de renversant. Esthétiquement, on a vu mieux. Bien mieux. Au centre de la console centrale, on a eu une drôle d’idée, soit de faire ressortir l’écran multifonction de nulle part; ça détonne et tous ceux qui sont montés à bord ont dit la même remarque : « qu’est-ce que ça fait là, ça? »

Autrement, le confort offert par les sièges est correct et à l’arrière, les passagers disposent d’un bon dégagement pour les jambes et la tête. 

Au volant

Là, le sourire nous revient rapidement. Sans surprise, on retrouve une bagnole agile, un brin nerveuse et dotée d’une direction communicative. En somme, très agréable à conduire. Le rendement de la boîte manuelle, dont était équipé notre modèle, est impeccable. L’accélération obtenue grâce au moteur quatre-cylindres de 2 litres est suffisante et distribuée de façon très linéaire, ce qui facilite la prévision des manœuvres de dépassement. Le freinage se montre efficace, mais permettez-moi de nuancer mon jugement pour l’instant; mon modèle d’essai n’avait pas encore 500 kilomètres au compteur. 

Au niveau de la consommation, là, c’est la joie. La technologie Skyactive permet à Mazda de frapper dans le mille : 6,5 litres aux 100 kilomètres, sur un parcours mélangeant bien la ville et l’autoroute. 

La 3 peut aussi être livrée avec un moteur plus puissant, soit un quatre-cylindres de 2,5 litres qui avance 184 chevaux et 185 livres-pieds de couple, soit 29 chevaux et 35 livres-pieds de plus, respectivement, que le moteur 2 litres.

Si la puissance du plus petit vous va, n’hésitez pas un seul instant. 

Comme toujours, la gamme compte trois habillages, soit GX, GS et GT. Les prix varient entre 16 995 $ et 30 855 $. 

 
Conclusion

Les ventes de la Mazda 3 n’ont jamais été mauvaises au Québec et cela ne devrait pas changer de sitôt. La nouvelle arrivée est une réussite et sa consommation d’essence en fait un incontournable dans la catégorie pour quiconque se soucie de la santé de son portefeuille. Et, de coutume, dans ce segment, c’est la norme.

L’essentiel

Marque : Mazda
Modèle : Mazda 3
Prix de base : 16 995 $
Prix de la version essayée : 22 395 $
Moteur : quatre-cylindres, 2 litres
Boîte de vitesses : manuelle à six rapports
Puissance : 155 chevaux à 6000 tr/min
Couple : 150 livres-pieds à 4000 tr/min
Consommation enregistrée : 6,5 litres aux 100 kilomètres
Principaux concurrents : Chevrolet Cruze, Ford Focus, Honda Civic, Hyundai Elantra, Kia Forte, Subaru Impreza, Toyota Corolla, Volkswagen Jetta

On aime :

- Consommation 
- Design accrocheur
- Conduite amusante

On aime moins :

- Design intérieur
- Les freins seront-ils plus résistants?
- Visibilité arrière moyenne

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