BORNES ÉLECTRIQUES

Sortie en 1999, la comédie « The Best Man » de Malcolm D. Lee avait recueilli des critiques majoritairement positives. Presque 15 ans plus tard, Universal Pictures nous offre une suite avec « grosso modo » la même distribution : « The Best Man Holiday ».

De (belles?) retrouvailles

La prémisse de The Best Man Holiday est simple, très simple même : un groupe d’anciens amis se retrouve 15 ans plus tard dans la même maison pour célébrer le temps des fêtes. Même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, les anciennes amours et rivalités ne se sont pas envolées. Il suffit de gratter un peu pour les voir resurgir.

Malcolm D. Lee, qui, comme dans The Best Man, signe la réalisation et le scénario, excelle d’ailleurs dans la présentation qu'il fait des relations interpersonnelles et surtout de leur évolution. Si, au début, c’est un peu la lune de miel entre les convives, les masques finissent par tomber (et croyez-moi, ça ne prend pas beaucoup de temps), si bien qu’à un moment donné, les protagonistes ne se gênent plus pour dire ce qu’ils pensent réellement de telle ou telle personne.

Le long métrage peut d'ailleurs se vanter de compter un nombre important et varié de scènes, qui permettent de mieux connaître la dynamique qu'il y a entre chacun. Il y a les moments où tout le monde est réuni, ceux où les hommes ou les femmes sont ensemble et parlent dans le dos de l'autre sexe et finalement, ceux où les couples sont seuls dans leur chambre à coucher et discutent des autres convives.

Il reste que The Best Man Holiday est avant tout une comédie. En revanche, elle comporte quelques éléments dramatiques, spécialement vers la dernière demi-heure. La fin peut sembler contenir des clichés pour certains cinéphiles, mais j’ai trouvé le mélange entre joie et peine assez intéressant. « La vie continue », pense-t-on en quittant la salle.

Des visages connus

Même s’il y a relativement beaucoup de personnages, chacun possède son propre caractère et ses propres antécédents. Il y a, par exemple, Harper Stewart (Taye Diggs), un écrivain à la recherche d’un nouveau sujet pour son prochain livre et qui s’est fait suggérer de faire la biographie du joueur de football Lance Sullivan (Morris Chestnut), son ancien meilleur ami avec qui il s’est depuis brouillé et le propriétaire de la maison chez qui se déroule la réception de Noël. Le seul problème, c’est que l’athlète n’est pas au courant du projet de Harper.

Je pense que si vous avez vu le premier film, vous pourrez davantage apprécier les subtilités du scénario et comprendre mieux pourquoi les personnages agissent de la sorte. Sinon, rien ne vous empêche d’aller voir ce film et de regarder ensuite The Best Man.

La distribution est, comme je l’ai mentionné en début d’article, presque similaire à celle du premier film, ce qui est une bonne chose, sachant qu’un grand nombre d’années sépare la réalisation des deux longs métrages. Je n’ai d’ailleurs rien de négatif à dire sur les acteurs, qui font un très bon travail. Terrence Howard est particulièrement convaincant dans le rôle de ce personnage haut en couleur.

Verdict

The Best Man Holiday est une comédie dramatique amusante qui change des traditionnels films du temps des fêtes. Vous éprouverez certainement un grand plaisir à voir tous ces personnages s'aimer (et se détester) sur grand écran.

Cote : 3,5 étoiles sur 5

Source(s) image(s):
Universal Pictures (Images)

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