« You're Beautiful », c'était en 2005. James Blunt est toujours là, en 2013. Peut-être de façon un peu plus discrète, mais il arrive quand même avec son 4e album, et bien du chemin de parcouru depuis « Back To Bedlam ». Si son nom est toujours associé à cette fameuse chanson (et il le sera toujours), il n'en demeure pas moins que le gars a su démontrer d'autres facettes de sa personnalité, et « Moon Landing » nous amène encore un peu plus loin. Peut-être pas jusqu'à la lune, mais bon.

Vous avez peut-être entendu la chanson Bonfire Heart à la radio. En tout cas, moi oui. Je me suis dit : « Tiens, ça ressemble à du nouveau James Blunt, mais avec plus de rythme et un mood nouveau. » C'est bien le cas.

Avant d'aller plus loin, voici la chanson en question :

J'avais bien hâte d'entendre la suite du disque puisque j'avais aimé Some Kind Of Trouble en 2010. Un disque plus joyeux que ses prédécesseurs. Alors pourquoi pas Moon Landing

James Blunt a du mal à retrouver le méga succès de ses débuts (particulièrement aux États-Unis), mais entre vous et moi, ce n'est pas une mauvaise chose. Son succès avait été tellement foudroyant qu'il avait été catalogué immédiatement. Probablement à tort. En tout cas, c'est un peu ce qu'il semble prouver. Il n'est pas qu'un chanteur de ballades même si son sens de la mélodie et sa voix s'y prêtent à merveille. Le type s'est construit une base solide de fans à travers le monde, et maintenant, n'étant plus la méga attraction du jour, un peu moins médiatisé, il fait son chemin au plus grand plaisir de ceux-ci.

Moon Landing

C'est un bon album. Ce serait trop facile de le démolir parce que c'est James Blunt, comme plusieurs ont démoli ses autres disques. C'est sûr que son pire ennemi, c'est sa voix, car ça passe ou ça casse, mais pour ceux qui apprécient, il y a du très bon matériel sur l'album. C'est honnêtement une belle suite pour Some Kind Of Trouble musicalement parlant. Il retrouve un équilibre entre le James des débuts et ce qu'il est devenu.

Le côté romantique, un peu mielleux y est toujours, mais est-ce mal d'être un gars romantique et d'aimer faire de la musique pop à saveur sentimentale? Disons en même temps qu'il sait mieux exploiter ses autres facettes : folkpop, rockpop. Les mélodies sont à la fois impressionnantes et simples. Pour les arrangements, c'est la même chose. Vocalement, quand j'entends Face The Sun, une de mes préférées de Blunt, je me dis qu'il faut être vraiment borné pour ne pas lui reconnaître de belles qualités vocales, une belle sensibilité, une belle mélancolie authentique dans la voix. Quand j'écoute Miss America, j'ai l'impression d'être dans les années 70, et d'entendre Elton John. Quand j'entends Postcards, c'est un Blunt explorant de nouvelles avenues que je retrouve, avec un petit côté ensoleillé et rafraîchissant.

Conclusion

James Blunt a la réputation d'être un chanteur pour filles, trop sentimental pour les gars... Pourtant, j'en connais plusieurs qui ont écouté en boucle Goodbye My lover après une rupture. Blunt s'est battu pour se défaire de cette perception l'entourant et quand on porte une oreille attentive à son matériel depuis quelques années, ça s'entend et c'est aussi le cas avec Moon Landing. Ce dernier ne lui apportera peut-être pas de nombreux nouveaux fans, mais il serait surprenant qu'il déplaise à son public, loin de là. C'est dans la bonne voie pour James Blunt, un type fort sympathique que j'ai eu le plaisir de rencontrer lorsque je travaillais en radio (voir photo ci-dessous), un gars qui se préoccupe beaucoup de ses fans, qui a les pieds bien sur terre, et qui vise haut... comme la lune. 

Note : 7,8 lunes sur 10

Notre chroniqueur en compagnie de James Blunt :

Pour suivre Dominic D'Anjou sur Twitter : @DominicDAnjou

 

 

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