BORNES ÉLECTRIQUES

C'est un bonheur ce mois-ci d'avoir en entrevue un humoriste que j'adore et que j'affectionne particulièrement : P-A Méthot. Je ne sais pas si ce sont ses origines gaspésiennes, mais P-A a un je-ne-sais-quoi d’irrésistible et d'attachant. Toujours enthousiasme, souriant et de bonne humeur; c'est le gars qu'on veut inviter chez nous à Noël! En plus d'être un humoriste talentueux, un conteur hilarant, il est l'une des personnes les plus agréables et authentiques que je connaisse. Ç'a été un bonheur de travailler avec lui cet été et c'est aussi un plaisir de le voir sur scène. Avec P-A, une rencontre et on est sous le charme!

P-A, est-ce que même ta mère t'appelle P-A? Ton nom complet est-il réservé aux intimes?

Oui, le nom complet pour les intimes. Mon vrai nom c’est Serge! (Rires) Non, P-A c’est pour Paul-André… Eh oui!

 

Si tu n'avais pas été humoriste, quel métier aurais-tu aimé faire?

J’aurais aimé la coiffure ou la cuisine... même si j’ai fait mes études universitaires en Communications publiques et en Relations industrielles.

 

Tu fais de l'humour depuis plus de 15 ans maintenant. À quel point dirais-tu que ton humour a évolué à travers les années?

En fait, 18 ans maintenant. Au début, j’étais très hard si on peut dire. Mais avec l’âge qui avance, à force de côtoyer d’autres humoristes et le milieu de l’humour, mon style a évolué. Je suis devenu plus du genre conteur et aujourd’hui, on me définit par ce style.

 

Cet été, tu as animé en remplacement aux émissions Aubaines & cie et Trucs & cie sur les ondes de V. Comment as-tu aimé l'expérience d'être à la barre d'une émission de télé?

Un enfant à Walt Disney! J’ai tellement aimé ça! Le genre d’émission « pratico-pratique » avec pleins de merveilleux collaborateurs, dont toi la merveilleuse Maude Morissette (sourire), et tout ça dans une ambiance décontractée et chaleureuse. Un méchant beau trip!

 

L'année 2014 arrive en grands pas. Nous donnerais-tu en exclusivité tes résolutions pour la prochaine année?

J'ai le projet d’arrêter de fumer, pour de vrai cette fois-ci! Un cadeau pour mes 40 ans. J'aurai aussi beaucoup de représentations de mon spectacle. Sinon, la famille prendra tout le reste de mon temps avec joie et bonheur.

 

Tu es un homme qui mord dans la vie, toujours de bonne humeur, d'une grande authenticité. Quels sont les défauts bien cachés de monsieur Méthot?

Je suis « lambineux ». Avant de partir, je niaise... je bouffe... je pars à la dernière minute tout le temps. Je me tiens loin de tout stress. Je me dis que si Dieu m’a fait à cette vitesse-là, c’est qu’il y a des choses qui vont à cette vitesse-là (rires).

 

Tes plus beaux péchés dans la vie?

Les pacanes pralinées... Les toasts sur le divan avant d'aller me coucher, le soir pendant les nouvelles. C'est mortel pour la ligne, mais bon! (Sourire) Et j'adore les bas à motifs! J’adore les bas de couleur. Là, tu te dis : « La coiffure, les bas imprimés… Est-ce qu’il me cache quelque chose? » (Rires) Ne t’inquiète pas ma chérie! Still real man

 

Tu as longtemps fait les premières parties de Peter Macleod et de Jean-Michel Anctil. Il devait se passer bien des choses dans les loges avant les spectacles. Aurais-tu une anecdote de coulisses à nous raconter?

Peter a pris la mauvaise habitude, même si lui c’est son plus grand plaisir à vie, de me faire faire le saut à mon retour de première partie en backstage. Il se cache partout : dans les rideaux, derrière les coffres de tournée, sous des tables de bouffe dans la loge, etc. Et quand je ne m’y attends pas, il sort en faisant un bruit de cochon qu’on égorge! J’ai failli mourir 3 ou 4 fois! À un moment donné, il est resté caché à genoux sous une table pendant 20 minutes pour me « pogner »… Ouf!

 

Tu as lancé ton premier one man show cette année, lequel s'intitule Plus gros que nature, un rêve que tu devais caresser depuis plusieurs années. Trouves-tu que cela a pris du temps à se concrétiser ou simplement que c'était dans le cours des choses?

C’est sûr que ç'a été long, mais maintenant, on sait que le scénario est parfait comme ça. J’arrive avec de l’expérience, de l’aplomb, une connaissance du milieu et de ses intervenants. La maturité pour un premier show change la donne aussi. Si on devait recommencer, je recommencerais le tout de la même façon.

 

Tu es maintenant papa. À quel point être père a changé l'homme et l'humoriste?

Je ne me lève plus pour les mêmes raisons maintenant le matin. Toutes mes décisions, autant personnelles que professionnelles, se prennent avec ma famille dans l’équation. Je pense que ça m’a rendu encore plus contemplatif. Je peux l’observer pendant des heures sans rien faire d’autre et j’en prendrais encore.

 

Comme papa, ç'a dû être facile de t'habituer à l’horaire de nuit étant humoriste. Ta blonde devait être contente pour une fois d'avoir un gars en mesure de veiller tard, non?

Mais j’habite encore à Québec, alors j’arrive souvent très tard. Nous avons eu une fille qui faisait ses nuits dès sa deuxième semaine! Alors j’arrivais tard, mais je me levais de bonne heure pour être avec ma petite… j’ai donc eu ma part de poches sous les yeux aussi (rires).

 

Un secret que tu ne révéleras jamais à ta fille sur son papa?

Que la grosse madame aux cheveux rouges, full maquillée et habillée en infirmière dans l’album de photos qui la fait tant rire… bien c’est papa! Un défi drag queen que j’avais relevé. Toute une drag queen! (Rires)

 

Mon cher P-A que j'adore, on te souhaite quoi pour la prochaine année? Un Olivier? Un gala? Des supplémentaires? Un mariage? Encore plein d'autres bébés...? 

Juste du bonheur comme j’en ai là. De l’énergie et de la passion pour donner le meilleur show soir après soir. Un public qui continue de me suivre. De la santé et du bonheur pour les gens qui m’entourent. Peut-être un autre bébé. Et les pourparlers sont entamés!

 

Merci mon cher P-A!

 

 

Source(s) image(s):
Huffington Post

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