BORNES ÉLECTRIQUES

La première IS de Lexus nous est arrivée à la fin des années 90. Rapidement, elle s’est bâti une solide réputation dans son segment. Sportive, bien construite, agile et aussi jolie que n’importe quelle voiture allemande du temps, on parlait d’elle comme d’un brin de fraîcheur. Ça contrastait avec ce à quoi Lexus nous avait habitués jusque-là.

En 2006, la deuxième génération du modèle naissait. Plus jolie, plus luxueuse, on attendait beaucoup d’elle. Elle a déçu. À l’exception de la version IS-F, elle avait perdu de sa verve. Elle était devenue… une Lexus. 

Heureusement, depuis, Lexus a commencé à revoir ses produits afin de les rendre plus intéressants. La GS et la ES ont hérité de nouvelles identités. Il y a quelques mois, la IS était repensée. 

A-t-elle retrouvé son âme?

De la gueule

Sur le plan du style, uniquement, on doit répondre oui à cette question. Les nouvelles lignes de la IS ne font pas l’unanimité, mais en général, elles sont saluées. En ce qui me concerne, je les trouve superbes. On reproche parfois aux constructeurs leur manque d’audace. Dans ce cas, on n’a pas péché. Regardez-la du devant, de l’arrière ou de profil, c’est une réussite. Et j’irai même d’une prédiction : ce design va bien vieillir. 

Du luxe

Lorsqu’on monte à bord, le plaisir se poursuit. Là aussi, on a osé et on a eu la main heureuse. La présentation est différente, empreinte de dynamisme et le tout respire la qualité. Et les sièges! Un mot pour les définir : parfaits! Côté équipement, la version essayée ne manquait de rien, des sièges chauffants au volant chauffant, en passant par la caméra de recul et la radio satellite. 

Bien sûr, plus c’est garni, plus c’est cher. Je vous rappelle de bien évaluer vos besoins avant toute chose.

Enfin, une bonne note à l’aménagement arrière. C’est confortable et il y a de l’espace pour les jambes; les passagers apprécieront. 

Du plaisir

L’expérience positive se prolonge lorsqu’on prend le volant. Tout est au poil à propos de la conduite. Le degré de confort est superbe, les performances du V6 sont très satisfaisantes et l’agilité de la IS permet d’attaquer les routes les plus sinueuses avec confiance. Bref, on parle d’une bagnole fort bien équilibrée. 

Mais puisque rien n’est parfait en ce bas monde, deux irritants sont à signaler. D’abord, la version que nous avions était équipée d’une boîte de vitesses automatique ne comptant que six rapports. Oui, seulement six, car les modèles à propulsion profitent d’une transmission automatique qui compte deux rapports supplémentaires. Tout ça nous mène à notre deuxième irritant : la consommation. Bien que nous ayons obtenu une moyenne de 10 litres aux 100 kilomètres, on espérait mieux. Nul doute qu’avec une boîte automatique comptant huit rapports, la cote aurait été meilleure. 

Conclusion

N’empêche, la IS est une bagnole franchement impressionnante. Si vous avez toujours rêvé d’une « béhème », d’une Mercedes-Benz ou d’une Audi, vous devez ajouter la IS à votre liste d’achat. En bout de piste, ce sont vos tripes qui vont vous indiquer la marche à suivre. Ne soyez toutefois pas surpris si vous craquez pour la japonaise; on vous aura avertis. 

En prime, c’est la plus fiable du segment. 

L’essentiel

Marque : Lexus
Modèle : IS (avec ensemble F-Sport)
Prix de base : 39 470 $
Prix de la version essayée : 56 020 $
Moteur : V6, 3,5 litres
Boîte de vitesses : automatique à six rapports
Puissance : 306 chevaux à 6400 tr/min
Couple : 277 livres-pieds à 4800 tr/min
Consommation enregistrée : 10,2 litres aux 100 kilomètres
Principaux concurrents : Audi A4, BMW Série 3, Cadillac ATS, Infiniti Q50, Mercedes-Benz Classe C

On aime :

-    Douceur de roulement
-    Agrément de conduite
-    Elle respire le luxe.
-    Lignes accrocheuses

On aime moins :

-    Absence de la boîte à huit rapports avec la traction intégrale
-    Consommation élevée 
-    Pas de boîte manuelle

Source(s) image(s):
Lexus

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