Seulement un an après la sortie du « Hobbit : Un voyage inattendu », Peter Jackson nous permet de voyager de nouveau en Terre du Milieu dans « Le Hobbit : la Désolation de Smaug » (version française de « The Hobbit: The Desolation Of Smaug »). Est-ce que ce second épisode est à la hauteur des attentes? Réponse dans notre critique!

Chasser le dragon

La Désolation de Smaug se déroule peu de temps après les événements d'Un voyage inattendu. On y retrouve Bilbon (Martin Freeman), Gandalf (Ian McKellen) et la bande de nains. Leur objectif est toujours d’aller rendre une petite visite au dragon Smaug (voix de Benedict Cumberbatch), qui s’est installé dans la Montagne Solitaire et qui en a chassé tous ses occupants.

Mais avant d’atteindre sa destination, le petit groupe va faire face à plusieurs épreuves. Il va devoir affronter des araignées géantes dans la forêt Noire ou encore rendre visite à des elfes pas particulièrement amicaux.

Combats et action

Si le premier film mettait l’accent sur l’action et les combats, celui-ci va encore plus loin. Les péripéties s’enchaînent les unes à la suite des autres, si bien qu’on ne voit pas le temps passer. Les scènes plus calmes sont quasi inexistantes et servent ni plus ni moins à faire progresser l’intrigue et à apporter un peu de profondeur aux personnages.

En parlant des personnages, de nouvelles têtes font leur arrivée. Aussi, si vous avez vu les bandes-annonces, vous savez sans doute que le fameux Legolas (Orlando Bloom) est de retour. On est bien content de retrouver l’elfe qui n’a, pour l’occasion, rien perdu de sa fougue. Je l’ai toutefois trouvé beaucoup moins « amical » (et même plus hostile) que dans Le Seigneur des anneaux. Mais est-ce une mauvaise chose en soi? Bien au contraire! J’ai particulièrement aimé le fait qu’on nous montre un côté méconnu de sa personnalité. Il faut dire également que dans la première trilogie, l’elfe est en contact principalement avec des humains alors que dans celle-ci, il rencontre des nains, des créatures qu’il ne porte pas particulièrement dans son cœur, du moins, c’est ce que nous ressentons. 

Sinon, pour le reste, il s’agit de nouveaux personnages, comme la charmante elfe Tauriel (Evangeline Lilly), l’autoritaire Thranduil (Lee Pace) ou encore l’humain Bard l’Archer (Luke Evans). Chacun apporte son petit grain de sel, tout en demeurant des personnages secondaires crédibles.

En effet, comme dans la première trilogie, La Désolation de Smaug contient un nombre important de protagonistes et d’antagonistes. Mais puisque le film dure environ 2 h 40, le réalisateur a le temps d’approfondir ses personnages, ce qui n'aurait pas été possible dans un film de 1 h 30.

Des comparaisons

Comme plusieurs l’avaient fait avec le premier acte du Hobbit, je me permets de faire une comparaison entre Les Deux Tours et La Désolation de Smaug. Le deuxième volet du Seigneur des anneaux était beaucoup plus « grandiose ». En effet, La Désolation de Smaug ne comporte pas de scène équivalente à la bataille du gouffre de Helm, laquelle met en scène des milliers de soldats.

Toutefois, le deuxième acte du Hobbit n’en demeure pas moins épique. Même si les combats mettent en scène moins de participants, ils sont toujours aussi prenants. Le meilleur exemple est sans aucun doute la séquence finale nous présentant l’affrontement avec le dragon Smaug. Je pense qu’il s’agit du moment le plus tendu de toute la saga. J’étais complètement rivé à mon fauteuil.

Joli!

Artistiquement, La Désolation de Smaug est une vraie perle. Les costumes et les maquillages sont de toute beauté, alors que les décors sont magnifiques à tout coup. Du côté des effets spéciaux, tout est encore une fois sublime.

Un petit défaut…

Si vous avez vu et revu la première trilogie, vous aurez parfois une impression de déjà-vu. Précisons quand même que c’est beaucoup moins flagrant que dans le premier volet. En fait, le problème se situe surtout dans les dialogues. Certaines répliques nous semblent presque identiques. Pour ce qui est du reste, Peter Jackson semble avoir appris de ses erreurs et c'est tant mieux!

Verdict

Au final, Le Hobbit : la Désolation de Smaug est aussi épique que le laissaient imaginer les bandes-annonces. Il est encore meilleur que le premier épisode et nous donne envie de voir tout de suite Le Hobbit : Histoire d'un aller et retour. Néanmoins, à mon humble avis, il lui manque encore un petit quelque chose pour être aussi bon que la trilogie du Seigneur des anneaux

Cote : 3,5 étoiles sur 5

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Source(s) image(s):
Warner

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