Après un 17e volume tragique dans lequel nous assistions impuissants à la mort de personnages importants, Robert Kirkman et Charlie Adlard ont préféré, dans « Lucille... », le dernier volume de la populaire série « Walking Dead », laisser redescendre la poussière. Ce 18e tome est certes moins orienté sur l’action, mais n’en demeure pas moins divertissant.

La vie continue

Même si la communauté de Rick doit vivre avec le deuil, elle n’est pas au bout de ses peines. Negan, le chef des Sauveurs, compte leur rendre une petite visite. Mais cette visite n’a rien d’une rencontre amicale puisqu’il compte prendre la moitié de leurs biens. Constatant que son groupe ne fait pas le poids face aux forces de Negan, Rick décide de jouer la carte de la soumission, en attendant d’être assez fort pour frapper la bête.

Après la visite des Sauveurs, Rick découvre que son fils Carl a disparu, emportant une mitraillette avec lui. Le jeune téméraire entend bien se venger de l’affront que lui a fait Negan. Le seul problème, c'est que le gamin ignore dans quoi il s’est fourré...

Dans l’antre de la bête

Ce 18e tome offre un certain répit du point de vue des décès. Mis à part des zombies et quelques soldats sans importance pour le récit, aucun personnage important ne perd la vie dans Lucille… Je suis tenté de dire que c’est une bonne chose. Ça nous laisse un peu de répit. Mon petit doigt me dit cependant que les auteurs vont se reprendre au 19e tome.

Le récit de ce nouvel album nous offre un accès privilégié à la forteresse des Sauveurs. On y découvre que Negan y règne en tyran et qu’il exige le respect de tout un chacun. Comme les dictateurs, il impose son pouvoir par la violence et la crainte. Ses opposants sont mutilés, humiliés ou tout simplement éliminés.

Le sociopathe est également un homme à femmes. Son harem est composé d’au moins 5 femmes qu’il a « volées » a leur mari. Le pire là-dedans, c’est que les pauvres hommes continuent à vivre dans la communauté et doivent voir leur amoureuse se faire toucher par ce vil personnage sans broncher.

Un épisode sous le signe de la tension

Le niveau de suspense est particulièrement élevé dans Lucille… La séquence où Carl quitte sa communauté est très tendue. Au lieu d’affronter des ravisseurs directement, il est confronté à un ennemi plus subtil dont les intentions ne sont pas très claires. Va-t-il le laisser en vie? Va-t-il le mutiler? Ou ne rien lui faire du tout? Évidemment, je ne répondrai pas à ces questions ici et je vous invite à lire ce tome pour connaître la réponse. La seule chose que je puisse dire, par contre, c'est que les morts-vivants ne sont plus la principale menace de notre groupe de survivants...

Artistiquement, ce 18e tome reprend ce qui a fait le succès de la série. Les dessins, en noir et blanc, sont tantôt détaillés, tantôt flous, mais toujours d’une grande qualité. Les visages sont encore une fois superbes.  

Verdict

Malgré la mort de personnages importants dans le tome précédent, les auteurs prouvent avec Walking Dead : Lucille... qu’ils sont capables de se renouveler. Ils nous offrent même l’une de leurs créations les plus angoissantes.

Cote : 4 étoiles sur 5

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Source(s) image(s):
Hachette Canada

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