BORNES ÉLECTRIQUES

L’année 2013 sera marquée par la tragédie de Lac-Mégantic, les aveux effectués à la Commission Charbonneau, l’arrestation du maire Applebaum, le décès de Nelson Mandela et bien d’autres événements. Or, la dernière année a aussi connu son lot de causes judiciaires ayant frappé l’imaginaire de bien des gens. Survolons ensemble les actualités judiciaires marquantes de 2013, qui nous mèneront d’un conjoint jetant de l’acide sur le visage de son amie de cœur jusqu’au retour à l’avant-scène d’un cardiologue déchu!

Adèle Sorella

Plus de 4 ans après les événements et après 4 jours de délibérations, les jurés ont reconnu Adèle Sorella coupable du meurtre de ses 2 filles, l’envoyant directement en prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Le procès aura duré pas moins de 8 semaines, durant lesquelles quelque 50 témoins auront été entendus. Adèle Sorella a décidé de porter la cause en appel et on saura l’an prochain s’il y aura ou non un nouveau procès pour cette ancienne mère de famille.

Tania Pontbriand

Vous vous rappelez sûrement de cette enseignante devant faire face à des accusations d’agression sexuelle sur l’un de ses élèves. Le procès, qui a duré 2 ans, n’a toujours pas connu sa finalité puisque le verdict de culpabilité ou d’acquittement de Tania Pontbriand a été reporté à 3 reprises. C’est en 2014 que l’on saura finalement si Tania Pontbriand est coupable ou non d’avoir eu des relations sexuelles avec un mineur alors qu’elle était en position d’autorité.

Matricule 728

Le nom Stéfanie Trudeau n’évoque peut-être rien, mais son fameux matricule 728, oui. Les frasques de la policière ont défrayé les manchettes à de nombreuses reprises, notamment lorsqu’on l’a vue en train d’asperger du poivre de Cayennes sur des étudiants lors des manifestations du Printemps Érable et, plus récemment, lorsqu’elle a été filmée en train de serrer la gorge d’un individu dans un bloc appartements. Finalement, aucune accusation criminelle ne sera portée contre Stéfanie Trudeau, bien qu’elle demeure suspendue par le Service de Police de la Ville de Montréal et qu’il lui sera probablement très difficile de redevenir patrouilleuse.

Toby Carrier

Plus de 4 ans après les événements, le jeune Toby Carrier a reçu son verdict et sa sentence plus tôt cette année : coupable du meurtre non-prémédité de son frère Ismaël et de tentatives de meurtres sur ses parents. Il devra ainsi purger une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Le crime de Carrier avait horrifié le Québec en raison de sa violence. En effet, il a poignardé ses parents une dizaine de fois avant de frapper mortellement son frère à la tête et au cœur avec le même objet. L’impact du couteau a été si violent que ce dernier a pratiquement sectionné le cœur d’Ismaël Carrier en deux.

Richard Henry Bain

Vous vous souvenez du rassemblement du PQ au Métropolis à la fin de la soirée électorale de 2012? Difficile de l’oublier en raison des actions de Richard Henry Bain, appréhendé tout près de l’édifice pour avoir tenté d’assassiner Pauline Marois (ce qui a d’ailleurs coûté la vie à un homme). Bain est revenu sur la scène judiciaire à quelques reprises en 2013 non seulement pour ses déclarations assez spéciales au sujet de sa « quête », mais aussi parce qu’aucun avocat ne voulait le représenter. Récemment, on a appris que ce sera Me Jean-Marc Tremblay qui tentera de le défendre en Cour, et ce, malgré la preuve accablante pesant contre l’homme.

Nikolas Stefanatos

Dans cette cause, ce n’est pas tant le nom de l’accusé que les gens retiennent que celui de la victime. En effet, l’histoire de Tanya St-Arnaud a profondément choqué une bonne partie de la population, la jeune femme ayant été brûlée à l’acide sur une bonne partie de son corps par Stefanatos. Toujours détenu, celui-ci est en attente de son procès, son avocate ayant reporté la cause à deux reprises puisqu’elle jugeait que le jury ne serait pas juste et équitable et qu’il serait difficile qu’il puisse être jugé convenablement dans son district compte tenu de la médiatisation entourant l’affaire. C’est en janvier que le juge fixera la date de procès et qu'il déterminera si la cause sera ou non entendue dans un autre district (ce qu’on nomme aussi un changement de venue).

David Dulac

L’étudiant en arts visuels David Dulac aura fait parler de lui pour son projet macabre ayant fait frissonner ses professeurs. En effet, pour un projet, Dulac avait couché sur papier l’idée d’attirer des enfants avec des iPods pour les enlever et les torturer. En outre, dans ses écrits, Dulac a mentionné qu’il accrocherait ces enfants au plafond dans des sacs pour ensuite les battre avec une barre de fer. Le juge Gilles Charest est loin d’avoir trouvé ce projet inspirant et a reconnu Dulac coupable de menaces de mort. Deux psychiatres ont déclaré que Dulac devra être encadré puisqu’il aurait une « personnalité schizotypique », caractérisée par des idées étranges.

John-Ross Weizineau

Le crime de Weizineau est ce que l’on peut imaginer lorsqu’on évoque le terme « macabre ». En effet, Weizeneau a administré pas moins de 14 coups de hache à sa femme! Reconnu coupable de l’homicide involontaire de cette dernière en décembre 2012, le juge Richard Grenier l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 16 ans plus tôt cette année. De plus, des expertises ont amené le juge à le déclarer « délinquant à contrôler », ce qui signifie qu'à la fin de sa sentence, il demeurera sous surveillance pendant 10 ans. Contrairement à un délinquant dangereux, on juge que le risque de récidive de Weizineau peut être assumé et contrôlé s’il est remis en liberté.

Geneviève Sabourin

Peu de causes judiciaires ont autant retenu l’attention que celle de Geneviève Sabourin, et ce surtout en raison des agissements de cette dernière. Accusée d’harcèlement envers l’acteur Alec Baldwin, Sabourin n’a pu se contrôler en Cour, manifestant son mécontentement en dérangeant les procédures. Exaspéré, le juge l’a accusée d’outrage au tribunal avant de la reconnaître coupable et de la condamner à 210 jours de prison. Malgré cela, Sabourin a continué de défrayer les manchettes en dénonçant ses conditions d’incarcération, affirmant notamment qu’elle a dû dormir dans ses excréments.

Guy Turcotte

La décision de la Cour d’appel du Québec dans le cas de Guy Turcotte était extrêmement attendue. Reconnu non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux à la suite d’un procès avidement suivi, Turcotte devra finalement retourner en Cour pour un second procès puisque le plus haut tribunal du Québec a conclu que les directives du juge de la Cour supérieure à l’endroit du jury manquaient de précision. Turcotte s’est rendu à la SQ le jour même et a été transféré à l’Institut Philippe-Pinel puisqu’il a reçu des menaces de mort où il était détenu. L'année 2014 risque d’être marquée par la sélection difficile d’un nouveau jury impartial.

Source(s) image(s):
HuffingtonPost

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