Je ne vous apprends probablement rien si je vous dis qu’au cours des cinq dernières années, GM ne l’a pas toujours eu facile. Tout a bien sûr commencé avec la crise financière de 2008, mais pour être franc, il faut avouer que les problèmes du constructeur avaient débuté bien avant. Ça faisait des années que GM ne proposait pas des produits à la hauteur.

Ça a fait mal. 

Depuis, la compagnie se retrousse les manches. Depuis, plusieurs véhicules introduits nous montrent qu’on sait encore faire les choses. Rassurant. 

Dans l’univers de la camionnette, des torts ont aussi été causés. En fait, c’est la concurrence qui a fait mal à GM. Ford a creusé l’écart qui le séparait de son principal rival pendant qu’au Canada, RAM passait devant pour prendre le deuxième rang au chapitre des ventes. 

Le problème n’en était pas un de capacités. Le problème, c’est que le duo de camionnettes GMC Sierra et Chevrolet Silverado n’évoluait pas assez rapidement. 

Il y a quelques mois, d’importants changements étaient apportés. Enfin. 

Nouvelle gueule

D’abord, on a redessiné le tout. On devrait plutôt parler d’un remodelage, car de ce côté, c’est plutôt timide. Heureusement, tout a été bien fait; le Sierra a une belle allure. De plus, considérant que l’identité à la marque est très forte chez les amateurs, il ne fallait pas trop brasser la sauce. 

Au passage, quelques innovations intéressantes, comme ce marchepied intégré au parechoc arrière. C’est à se demander pourquoi personne n’y avait pensé avant. 

Nouvel habitacle

Là où le plus gros changement a été fait, c’est à l’intérieur. Dire que c’était grandement nécessaire, c’est comme affirmer que le Canadien a besoin d’un gros joueur de centre; une évidence. 

On a donc redessiné la planche de bord qui est désormais dominée par une console centrale massive avec écran tactile. Les sièges sont plus confortables qu’auparavant, la cabine mieux insonorisée. Surtout, la qualité de l’ensemble a pris du mieux. 

Maintenant, lorsque l’acheteur indécis se marchande une camionnette, il voit un habitacle qui se compare à ce qu’offrent Ford et RAM. 

Toujours solide

Pour le reste, le GMC Sierra demeure un bourreau de travail auquel on ne peut reprocher grand-chose. La version dont nous profitions était équipée d’un nouveau V8 de 5,3 litres qui libère 355 chevaux et 383 livres-pieds de couple lorsqu’on enfonce l’accélérateur. GM clame qu’il s’agit aussi du V8 le plus économique de sa catégorie. Les chiffres obtenus lors de notre essai tendent à le confirmer. Une moyenne de 13,5 litres aux 100 kilomètres, ça demeure fort acceptable pour un monstre de cette taille et de ce poids. 

Conclusion

GM a grandement amélioré sa gamme de camionnettes. Reste à savoir si les dommages causés par son immobilisme prolongé l’empêcheront de rattraper le terrain perdu face à la concurrence. 

Ça, seul le temps nous donnera la réponse. Pour l’instant, en tant que consommateur, on vous donne le feu vert.

L’essentiel :

Marque : GMC
Modèle : Sierra Denali
Prix de base : 48 515 $
Prix de la version essayée : 57 160 $
Moteur : V8, 5,3 litres
Boîte de vitesses : automatique à six rapports
Puissance : 355 chevaux à 5600 tr/min
Couple : 383 livres-pieds à 4100 tr/min
Consommation enregistrée : 13,5 litres aux 100 kilomètres
Principaux concurrents : Chevrolet Silverado, Ford F-150, RAM 1500 et Toyota Tundra

On aime : 

-    Habitacle de meilleure qualité
-    Capacités au travail
-    Consommation d’essence acceptable

On aime moins :

-    Aspect trop conservateur du design
-    Prix de la version essayée

Source(s) image(s):
Photos : Daniel Rufiange

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