BORNES ÉLECTRIQUES

Hey merde... Je n'en reviens pas de constater ce que mes doigts sont en train de faire. Tricoter une chronique sur l'homosexualité. Il me semble que cette question devrait être réglée depuis belle lurette. Pardonnez donc l'insistance de mes mains sur le clavier. L'année dernière, en France, nous avons été témoins d'une vague anti gay, résultante du débat sur le mariage des conjoints de même sexe. Si plusieurs de nos cousins français se sont montrés rigides face à l'homosexualité, je me suis dit qu'il valait sans doute la peine de réviser la chose au Québec. Alors ami lecteur, ensemble, défonçons des portes déjà ouvertes! Bravo à toi de partager ou commenter les lignes qui suivent, car sans ton opinion, cette chronique n'a que peu de valeur.

Situation

Jimmy a 30 ans et il est électricien de formation. On peut vraiment parler d'un chic type. À l'image de pas mal de gars de sa génération, le soir, il aime bien jouer à des jeux vidéo. D'ailleurs, Jimmy fait partie de ceux qui préfèrent Call of Duty à Battlefield. Sinon, l'été, il aime bien aller lézarder sur la plage avec les amis. Ajoutez à cela une petite partie de pétanques sur le sable avec une Corona sans limette à la main et vous avez une recette qui lui est gagnante. Jimmy n'a pas toujours filé le parfait bonheur. Il a eu quelques blondes à l'adolescence, mais on ne peut pas dire que ses relations duraient tellement longtemps, jusqu'au jour où il s'est confié à un intervenant du Cégep. Shiiiiiiiiiiiit, ça lui a tellement fait du bien. Pour la première fois, il s'était donné le droit de révéler son homosexualité. La suite des choses s'était aussi vraiment bien déroulée. Ses parents se sont montrés aimants et aidants face à la personnalité de leur fils. En parallèle, ses amis ont également démontré qu'ils étaient là pour lui, en le défendant bec et ongle, face aux petits comiques qui se permettaient des sous-entendus dans son dos. Aujourd'hui, Jimmy et son conjoint mènent une vie paisible, entourés de ceux qu'ils aiment.

Explication

La différence peut faire peur à ceux qui ont une tendance à l'insécurité. Dans l'inconscient, quand soudainement une « tache » vient souiller les parois du petit cube hermétique et aseptisé qu'une personne ait pu se construire autour d'elle, celle-ci, déstabilisée, peut facilement s'enliser dans la fermeture, voire la violence.

Solution

Vous comprendrez évidemment que l'homosexualité n'est pas un problème. L'embarras découle plutôt des perceptions de ceux qui ne peuvent concevoir cette réalité. Ici, nous nous penchons donc sur une solution qui viendra faciliter l'acceptation de la différence du « je me moi ».

Commençons par distinguer l'empathie de la sympathie. Vous savez, lorsque tristement, un individu va offrir ses sympathies à une famille endeuillée. La sympathie signifie que cet individu peut RESSENTIR la douleur qui les afflige. À l'inverse, si une personne démontre de l'empathie envers un itinérant, cela signifie que la personne COMPREND les difficultés qui accablent le sans-abri.

En ce sens, prenons un homme qui par exemple, serait rigide à l'homosexualité. Aucun ne lui demande de RESSENTIR de l'attirance envers un autre homme. Par contre, il sera souhaitable que notre bonhomme puisse COMPRENDRE que d'autres peuvent être amoureux d'une personne du même sexe. L'empathie est donc la clef du succès des gens qui désirent s'ouvrir aux différences de ceux qui les entourent.

Note à moi-même : écrire sur la paternité lors d'une prochaine chronique.

Au plaisir!

Source(s) image(s):
dare2exist.wordpress

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