BORNES ÉLECTRIQUES

Si, grâce à ses performances éclatantes lors des 8 premiers matchs de la saison 2013-2014, Lars Eller avait été catégorisé comme le meilleur centre offensif du Tricolore, ses performances lors des quarante-cinq matchs suivants ont fait diminuer les espoirs que tenait l’organisation du Tricolore, ainsi que les partisans du Canadien à son égard.

Récolter huit points en autant de matchs au tout début de la saison, c’est excellent, mais à quoi cela sert-il pour ensuite s’éteindre en ne s’inscrivant au pointage qu’à 12 reprises lors des 45 matchs qui ont suivi?
 

Si on dévie notre regard de la colonne des points pour se diriger vers celle du différentiel, on remarque que les chiffres n’y sont guère mieux. En effet, son différentiel de -10 – le pire chez les attaquants du Tricolore – n’a rien de quoi réjouir.
 

Certes, Lars Eller s’est éteint d’une façon désolante depuis quelques mois, mais à sa décharge, il faut dire que les changements de trios réguliers de la formation n’auront rien fait pour l’aider.
 

Pilote de ce qui aurait théoriquement dû être le troisième trio de la Sainte-Flanelle en début de saison, le Danois était jumelé avec Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher. Avec ceux-ci, il aura connu sa meilleure séquence en carrière dans la LNH.
 

C’est au moment de chambarder son alignement que, probablement sans le savoir, Michel Therrien a commis un geste qui allait freiner son jeune centre pour une période de temps que l’on ne connaît toujours pas.      Bien sûr, évoluer avec des ailiers tels Brandon Prust, Rene Bourque ou Daniel Brière n’était pas synonyme de succès pour ce dernier.

 

Réévaluer les attentes

Alors qu’il y a trois ou quatre mois, les amateurs voyaient déjà en Lars Eller un solide centre de deuxième trio, ce n’est certainement plus le cas aujourd’hui.
 

Soyons franc, Eller est plutôt un joueur de troisième trio capable de dépanner au besoin sur la deuxième unité offensive, mais sans plus. Pourquoi? Parce qu’il semble davantage se développer comme un joueur défensif à qui on donne notamment du temps de désavantage numérique qu’un attaquant de puissance qui tentera de provoquer des choses à proximité du filet.
 

Le coup de patin est la plus grande arme que possède le numéro 81, même si cette facette de son jeu demeure loin de celle de l’élite des attaquants du la LNH. Même chose pour son lancer…
 

Entre 35 et 40 points; cela me semble une cible juste en terme de production offensive que devra démontrer le Danois afin de garder le rôle qu’il a actuellement avec le Tricolore. Cependant, il devrait commencer à se servir davantage de ses 6 pieds 2 pouces et de ses 215 livres pour s’impliquer physiquement dans les matchs. Cela lui donnerait une tout autre dimension qui aiderait sans aucun doute son équipe en plus de faire augmenter significativement sa valeur.

 

Des signes encourageants face aux Hurricanes

Lars Eller n’a peut-être pas récolté de points depuis le 2 janvier dernier, mais la partie d’hier aura été une de ses meilleures cette saison.
 

Pilote d’un trio complété par Rene Bourque et Brandon Prust, j’ai aimé la façon avec laquelle il démarrait les percées offensives de ses ailiers. Cela a entre autres expliqué les 8 tirs au filet que ces trois joueurs ont dirigé vers le filet d’Anton Khudobin mardi dernier.
 

C’est simplement dommage qu’il n’ait pas noirci la feuille de pointage. Eller a toutefois pu se consoler avec son différentiel positif à l’issu du duel.
 

Lars Eller est-il capable de nous en donner plus, ou bien restera-t-il jusqu’à la fin de sa carrière un centre de troisième trio?
 

Pour le moment, c’est dur à dire, mais âgé de 24 ans, laissons encore du temps au danois de ne prouver sa réelle valeur…

Source(s) image(s):
Agence QMI

Commentaires