BORNES ÉLECTRIQUES

En utilisant une technique d’imagerie avancée, une étude récente a réussi à déceler les dommages que créent les commotions cérébrales au cerveau. Cette trouvaille devra donc inciter les organisations sportives, dont la Ligue nationale de hockey, à passer à l’action en faveur de la prévention.

Les mondes du hockey et du football sont, depuis quelques années, ébranlés par les commotions cérébrales. Des sports où les coups à la tête sont omniprésents et où les joueurs sont de plus en plus gros et forts. Toutefois, ce fléau ne touche pas seulement les professionnels.  Les jeunes qui pratiquent ces sports sont également à risque.

Au hockey, une étude produite par l’Université de Calgary montre qu’introduire les contacts dans un hockey mineur influe beaucoup sur cette blessure. En effet, on a comparé le taux de commotions cérébrales entre les joueurs d’âge pee-wee (11-12 ans) québécois et albertains. À cet âge, les Albertains ont droit aux plaquages, contrairement aux Québécois. Les résultats montrent que le plaquage triple les risques de commotions.

Pour analyser l’impact des commotions sur le tissu cérébral, Karl G. Helmer a utilisé l’imagerie de susceptibilité magnétique dans une étude publiée dans le Journal of Neurosurgery. De fait, 45 joueurs et joueuses de hockey universitaire canadien ont passé cet examen au début et à la fin d’une saison. Sur ce nombre, 11 ont souffert d’au moins une commotion pendant la saison.

Les examens des joueurs n’ayant pas subi de commotions ne démontrent pas d'anomalie. Par contre, plusieurs changements ont été observés chez les autres. Par exemple, 72 heures après l’impact, on pouvait observer des changements au niveau de la matière blanche du cerveau qui reflétaient une réponse inflammatoire. De plus, de petites variantes au niveau des vaisseaux sanguins ont été détectées jusqu’à 2 mois après la blessure. Finalement, des différences dans les microstructures de la matière blanche n’étaient visibles que chez les joueurs ayant déjà subi une commotion, mais étaient toujours présentes à la fin de la saison.

Ces résultats suggèrent que plusieurs commotions subies par un adolescent pourraient peut-être affecter son cerveau à long terme.  D'autres études sont encore nécessaires afin de comprendre les effets à long terme. Plusieurs joueurs de la LNH semblent dire qu’ils en ressentent encore les conséquences. D'ailleurs, un recours collectif comptant 200 joueurs s’organise : ils accusent la ligue de ne pas en avoir fait suffisamment afin de les protéger. On n’a pas fini d’en entendre parler!

Liens :

- https://www.ucalgary.ca/knes/news/bodychecking

- http://sports.nationalpost.com/2014/02/04/after-concussions-varsity-hockey-players-show-micro-brain-damage-studies/

- http://medicalxpress.com/news/2014-02-susceptibility-weighted-imaging-concussion-college-ice.html

- http://www.torontosun.com/2013/11/27/jeremy-roenick-on-nhl-concussion-lawsuit-thats-their-prerogative

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