Que l'on s'intéresse ou non aux arts martiaux mixtes, Georges St-Pierre est un nom que l'on se doit de connaître. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas l'homme, on ne peut nier que c'est un très grand athlète. Il y a déjà eu des reportages sur GSP dans le passé, mais jamais on n’a été aussi loin que dans « GSP : L’ADN d'un champion », un film qui prend l'affiche pour trois jours seulement au cinéma.

Pas une biographie exhaustive

GSP : L’ADN d'un champion n'est pas une biographie exhaustive. On aborde bien sûr quelques éléments de la jeunesse de GSP (comme le fait qu'il souffrait d'intimidation et qu'il aurait entre autres commencé des cours d'arts martiaux pour se défendre), mais la majorité du documentaire se concentre sur sa carrière de combattant dans l'UFC.

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Peter Svatek et Kris Manchester, les réalisateurs du film, ont préféré focaliser surtout sur l'épisode de sa fameuse blessure au genou subie lors d'un entraînement et sur ce qui est survenu après, comme son difficile rétablissement. Le point culminant du long métrage est sans aucun doute son combat tant attendu contre le redoutable et arrogant Nick Diaz. Finalement, notre Québécois aura eu raison de cette grande gueule.

Richement documenté

Comme tout documentaire qui se respecte, GSP : L’ADN d'un champion contient plusieurs entrevues avec des personnes qui connaissent de près l'athlète, comme ses différents entraîneurs, mais également son père et sa mère. Si ses entraîneurs tentent de nous expliquer le succès de GSP, ses parents, de leur côté, nous montrent un portrait plus intimiste. Ce sont, à mon sens, les meilleurs moments du film. La scène la plus adorable est sans aucun doute celle où GSP est chez sa mère et qu'il lui dit de faire comme d'habitude et de serrer la belle vaisselle. Sa mère, gênée, l'écoute et va remettre dans le vaisselier les belles coupes qu'elle avait sorties. 

Le long métrage nous permet également de voir, sous un nouvel angle, les derniers combats de GSP (sauf celui contre Johny Hendricks). Il faut dire que l'équipe de tournage a eu un accès privilégié à deux lieux de combat du Québécois. Résultat : on a l'impression d'être littéralement dans l'octogone. C'est plutôt impressionnant, surtout pour les spectateurs qui ne sont pas fans d'arts martiaux mixtes. 

De plus, les réalisateurs ont pensé insérer des effets de ralenti, notamment pour nous montrer la force d'un coup de poing ou d'un coup de pied ou encore, pour nous montrer la technique formidable de GSP. En tout cas, je n'aurais pas aimé être à la place de ses adversaires!

Des points forts et des points faibles 

Pour se démarquer des autres reportages sur l'athlète de Saint-Isidore, les cinéastes ont intégré des éléments que l'on pourrait qualifier de fantaisistes. Le film est, en effet, parsemé de citations provenant entre autres de grands guerriers. Pour exposer ces citations, ils ont eu recours à une animation originale dans laquelle on peut apercevoir un loup. D'ailleurs, tout au long du documentaire, on le compare à cet animal. L'initiative est réussie et s'intègre bien au reste.

Comparativement à d'autres documentaires semblables, GSP : L’ADN d'un champion n'a pas peur de sortir des sentiers battus. Par contre, je pense qu'il aurait pu aller encore plus loin dans ce sens. Je sais que ce n'était pas ici la mission première (on voulait davantage montrer comment il était devenu un champion), mais j'aurais aimé voir un peu plus de moments intimes dans la vie du Québécois, comme ce qu'il fait quand il ne s'entraîne pas. Bref, j'aurais vraiment apprécié voir plus de moments quotidiens de sa vie, notamment avec sa famille et ses amis.

Verdict

GSP : L’ADN d'un champion est un incontournable pour tous les fans de GSP et d'arts martiaux mixtes. Le long métrage ne répond certes pas à toutes les questions, mais il permet, en tout cas, de voir ce grand combattant sous un angle nouveau.

 

Cote : 3 étoiles sur 5

 

GSP : L’ADN d'un champion sera présenté dans plus de 100 cinémas à travers le Canada le jeudi 20 février à 19 h 30, le samedi 22 février à 16 h 00 et le lundi 24 février à 19 h 30.

Source(s) image(s):
Remstar

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